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Un nouveau lieu de rencontre a ouvert ses portes tout récemment à la gare de Rogersville. ForêStation est décrite comme une entreprise sociale au cœur du village.

«J’aime dire qu’on a du café pas comme les autres, digne du café Mont-Royal. C’est le même café qu’on boit là-bas», explique l’un des responsables des opérations, Luc Doucette.

Les deux partenaires dans ce projet, Marie-Paule Deveau et Luc Doucette, sont de retour dans leur patelin.

«On a vécu ailleurs pendant 20 ans et on est revenus. On était à Montréal pour les cinq dernières années. On a beaucoup aimé la ville tous les deux, mais là, la pandémie a changé la donne des choses», dit Luc Doucette.

Ce dernier a travaillé avec une firme d’ingénierie pour 15 ans, comme consultant expert-conseil.

«J’ai vendu mes actions puis on a déménagé ici pour commencer ForêStation.»

Ils sont arrivés en mars à Rogersville.

«On a acheté une maison ici dans notre village natal sans la voir, par Facetime. On a fait nos deux semaines de quarantaine. Puis, on a commencé les travaux dans la gare au mois de mai.»

Cela fait environ un an qu’ils ont proposé le projet ForêStation à la municipalité, puisque c’est la Ville de Rogersville qui gère la station de VIA Rail.

«Effectivement, il a fallu établir un partenariat. On est une entreprise sociale aussi. Donc, on doit collaborer entre autres avec la municipalité, mais aussi avec les partenaires des OSBL de la région», c’est-à-dire les organismes sans but lucratif.

Le responsable des opérations avoue que les journées passent vite habituellement dans la ForêStation.

L’engouement pour le nouveau lieu de rendez-vous semble avoir pris place dès l’ouverture.

«On a été surpris de bonne façon au début oui. C’est peut-être parce que c’est nouveau. Les gens ici sont assez ouverts pour essayer quelque chose de nouveau. Les gens étaient curieux de voir ce qu’on avait fait avec la gare aussi.»

L’entreprise sociale, telle que définie par les propriétaires, est une société lucrative dont l’objectif premier est de contribuer au mieux-être collectif. Ce qui se traduit entre autres par l’accès à des produits de qualité, le soutien aux organisations locales sans but lucratif, par la création d’un programme cohérent de bénévolat et la redistribution de profits vers des projets qui ont aussi à cœur le mieux-être de la population.

«On a aussi un côté un peu environnemental. On vend des ingrédients en vrac. On veut essayer de développer cette culture-là. Les gens amènent leurs propres contenants, au lieu d’acheter en gros au Costco tout le temps», explique Luc Doucette.

Éventuellement, le couple aimerait embaucher des employés et développer un centre d’action bénévole pour organiser le bénévolat dans la région.

«Nos familles sont toujours ici. On connaît très bien les comités et les gens qui s’impliquent. Ce sont souvent les mêmes. On aimerait peut-être mieux organiser les services entre les OSBL.»

Quant à l’origine du nom, les propriétaires ont voulu faire un clin d’œil historique. Selon le site web Raconte-Moi de Rogersville, «C’est durant la construction de l’Intercolonial Railway, en 1874, que Forest Station, qui allait devenir Rogersville, fut fondé.»

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