Le prix du bois de construction est comme un écureuil montant et descendant les arbres à toute vitesse depuis le début de la pandémie. Les acteurs de l’industrie ont du mal à le suivre des yeux et à prédire ses déplacements.

Le regroupement d’entreprises forestières du Nouveau-Brunswick, Forêt NB, a refusé de commenter l’actualité à cause de la trop grande volatilité des prix et du nombre de facteurs qui lui échappent concernant l’avenir.

«Nous ne pouvons pas prédire le prix du bois de construction et nous avons appris depuis de nombreuses années que dans cette industrie hautement cyclique, les événements imprévus – pandémie, catastrophes naturelles, crises économiques – ont des conséquences immédiates et considérables», a déclaré la directrice marketing de l’entreprise Twin Rivers, Caryn King.

Or, depuis deux ans, les événements imprévus sont nombreux pour la foresterie: la COVID-19, un doublement des taxes américaines sur le bois d’œuvre canadien (de 9% à 18%) et les inondations dans l’ouest du Canada, par exemple.

«L’évolution des prix peut s’expliquer par l’incertitude générale sur le marché, explique le professeur d’économie à l’Université de Moncton, Didier Tatoutchoup. La prudence est de mise. On peut découvrir de nouveaux variants comme Omicron.»

Si la pandémie a d’abord provoqué une escalade fulgurante des prix du bois d’œuvre, le phénomène était temporaire et provoqué par des aides publiques aux ménages, selon l’universitaire.

«Les gouvernements se sont endettés», souligne-t-il pour mettre en évidence l’improbabilité d’un nouvel afflux d’argent aussi grand sur le marché.

M. Tatoutchoup croit toutefois que la majeure partie de la période d’incertitude, d’observation et de prudence dans l’industrie forestière est passée.

«On commence à savoir qu’on va vivre avec la pandémie, dit-il. On s’attend à une reprise à la fin 2022. On peut en revanche s’attendre à des fermetures et à une vague de licenciements, si la demande n’est pas grande ce printemps et cet été.»

Les tarifs du bois restent pour l’instant supérieurs à ceux de janvier 2020. À court terme, les prix semblent même repartis à la hausse à cause d’insectes ravageurs, d’une construction de maisons soutenue et des taxes américaines sur le bois canadien, selon le Globe and Mail.

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