Proposé l’an dernier, le projet de regroupement des deux chambres de commerce du Restigouche-Ouest – celles de Kedgwick et de Saint-Quentin – n’ira finalement pas de l’avant. Kedgwick a fait volte-face, préférant donner une autre chance à son organisme.

La Chambre de commerce de Saint-Quentin (CCSQ) tiendra mercredi son assemblée générale annuelle. En temps normal, les membres du conseil d’administration auraient dû voter sur un avis de motion déposé en 2021 concernant un projet de fusion des deux chambres de commerce de la région du Restigouche-Ouest sous une toute nouvelle bannière. Mais voilà, cet avis sera plutôt retiré.

«Le projet n’ira pas de l’avant. Du moins pas pour l’instant», confirme la directrice générale de la CCSQ, Jocelyne Poirier.

La Chambre de commerce du Restigouche-Ouest – le nom anticipé pour la nouvelle entité – devra donc attendre. Selon Mme Poirier, la Communauté rurale de Kedgwick aurait manifesté son désir de remettre en place un conseil d’administration pour sa chambre de commerce, ce qui explique son retrait du projet.

«Ce n’est pas un manque d’intérêt de notre part, car on trouve toujours que c’est un projet intéressant pour notre grande région. Il est toujours très pertinent», soutient Mme Poirier.

Selon elle, en l’absence de représentation à Kedgwick, certaines entreprises de cette partie du Restigouche-Ouest ont rejoint les rangs de son organisation, question de profiter de certains avantages. «Aujourd’hui, c’est un non. On est déçu, mais l’invitation tient toujours, car on croit que plus on est gros, plus on est fort et plus de services on est en mesure d’offrir à nos membres. Si un jour ils veulent relancer le projet, parler de regroupement, on sera là pour écouter. On n’est vraiment pas fermé à l’idée», ajoute-t-elle.

Lors des pourparlers survenus en 2021, la Chambre de commerce régionale de Kedgwick était pratiquement inopérante. Elle fonctionnait en dent de scie depuis plusieurs mois, sans employé ni même de numéro de téléphone. Le regroupement avait alors été présenté aux membres comme étant une alternative viable et intéressante.

Depuis, un nouveau conseil a toutefois été élu à la barre de la municipalité et celui-ci n’est pas prêt à signer l’arrêt de mort de sa chambre de commerce. Le principal irritant: le manque d’équité autour de la table. Avec seulement trois représentants prévus au sein du futur conseil d’administration, Kedgwick aurait été minoritaire.

«On aurait pu se trouver devant des situations très particulières, où la nouvelle Chambre de commerce aurait été appelée à prendre position dans des dossiers régionaux sensibles comme les écoles, les ambulances, ou encore Service NB. Nous aurions alors toujours été désavantagés», explique le maire de Kedgwick, Éric Gagnon.

S’il tient à l’indépendance de sa chambre de commerce, celui-ci précise néanmoins qu’il n’a absolument rien contre une plus grande collaboration entre les deux organisations. Il va même jusqu’à l’encourager.

«On peut certainement travailler avec nos voisins dans plein de dossiers et défendre les intérêts de la région. C’est la même chose pour les chambres de commerce. Mais à ce moment-ci, on préfère simplement explorer une autre avenue qu’un regroupement. On n’est pas prêt pour ça encore, pas dans les conditions actuelles», indique-t-il.

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