La roulette du pétrole

Par Gaston Doiron
Rivière-du-Portage

On est jeudi 11 juillet, c’est le temps de regarder le prix à la pompe à essence pour savoir si ça a monté beaucoup.
Le beau temps est arrivé, donc ça doit sûrement monter; 1,30 $ ce matin, les Québécois arriveront pour leurs vacances, alors le prix du pétrole doit monter. Je lisais que le taux de chômage dans le Nord a grimpé à 16 % alors qu’ailleurs il est encore trop haut à 12 %, mais on est quand même 4 % au-dessus de la moyenne. Avec le prix de l’essence plus haut, le prix des aliments va forcément augmenter. Nous sommes rendus à la croisée des chemins: moins d’emplois, aliments plus chers, prix à la pompe incontrôlables; il va falloir que quelqu’un s’enlève la tête dans le sable. Il faut commencer à évaluer les impacts des hausses faramineuses que l’on subit, car notre survie en dépend.
À quoi sert la régie de réglementation sur les prix de l’essence? On n’entend jamais parler d’eux autres, je me demande s’ils existent vraiment, car ils ne semblent pas être là pour le monde ordinaire.
On entend que le ministère du Tourisme se demande si la saison estivale va être bonne côté touristique. Il suffirait de demander à la régie qui réglemente les prix sur l’essence si elle va diminuer les prix à la pompe. De l’essence plus bas veut dire plus de déplacements, donc plus de touristes; augmentation des prix, moins de tourismes, moins de revenus, donc moins d’emplois.