2015, ouf!

L’année qui se termine fut, pour le meilleur ou pour le pire, l’année de toutes les surprises. L’élection d’un gouvernement social-démocrate en Alberta et le départ du gouvernement de Stephen Harper constituent sans équivoque les grands événements de l’année au Canada.

De l’attentat au Charlie Hebdo jusqu’à celui du Bataclan, le monde nous a offert ce qu’il a de pire, c’est-à-dire la haine et la destruction. De l’autre côté, on a vu le monde s’émouvoir devant le cadavre d’un enfant qui a vite fait de devenir le catalyseur d’un grand élan de générosité et de sympathie qui s’est répandu jusqu’à chez nous, puisque le Nouveau-Brunswick accueillait il y a une semaine les premiers réfugiés de ce qu’il est convenu d’appeler la crise syrienne. La conférence de Paris sur les changements climatiques nous a rappelé que le monde peut encore faire de grandes choses quand il écoute et quand il se parle!

Sur le plan national, indépen­dam­ment de nos allégeances politiques, force nous est de constater que notre pays n’est plus le même que celui que nous habitions 12 mois passés. L’espoir a remplacé la crainte, la générosité et l’altruisme se sont substitués au repli sur soi-même. Bref, nous avons rejoint le camp des progressistes et des optimistes. Comme les résultats du scrutin général l’ont démontré en octobre, nous nous sommes rendus aux urnes davantage pour nous défaire d’une idéologie que pour nous choisir un nouveau gouvernement.

Espérons que «la voie ensoleillée» promise par notre nouveau premier ministre sera là pour nous, franco­phones du Nouveau-Brunswick.

Ceci étant dit, tout n’est pas nécessairement pour le mieux dans le meilleur des mondes. La baisse du prix du pétrole, secteur dominant de notre économie nationale, a des impacts directs dans toutes nos communautés.

L’argent de l’Ouest n’est plus au rendez-vous comme elle le fut ces dernières années, et ce dans tous les coins de notre province. Du pétrole moins cher veut également dire moins de revenus dans les coffres de nos gouvernements.

Et ici dans la province, on peut dire à la blague qu’à force de tout mettre sur la table, le ministre Boudreau voit les pattes de celle-ci sur le point de se briser. Notre province devra travailler dur pour reprendre une vitalité économique capable de nous guider vers l’avenir. Que dire également du conflit puéril et inutile dont fut victime la SANB, qui ferait mieux de soigner ses militants de la base plutôt que de se nourrir de ces conflits entre des chefs nationalistes autoproclamés! Les querelles de clocher ont pris tout leur sens au cours de la dernière année dans la lutte de certaines paroisses pour conserver leur église. Là encore, la voie ensoleillée a repris le dessus. Les campagnes de financement de l’église de Bas-Caraquet et celle de la cathédrale de Moncton remportent des succès impressionnants!

Sur le plan culturel, des Hôtesses d’Hilaire, de Lisa LeBlanc à Rock Voisine en passant par la poésie de Serge Patrice Thibodeau et des performances de Denise Bouchard dans la télésérie Le Clan, nous devons reconnaître que nous progressons de façon impressionnante dans un monde où la qualité n’est pas toujours synonyme de succès. Ajoutons également l’excellent travail de l’équipe du Centre culturel Aberdeen devenu un vrai carrefour où s’exprime la vitalité francophone du Grand Moncton.

Cependant, la perle de l’année est le dossier de Larry’s Gulch: lorsque l’on sait que l’humanité a pris 2000 ans pour sortir des forêts, voilà que l’on se chicane pour y retourner!

Le conseil d’administration de l’Acadie Nouvelle veut réitérer son plus profond engagement à vous assurer que, durant l’année 2016, nous vous offrirons une couverture journalistique complète, agrémentée des opinions de nos chroniqueurs, à la hauteur de vos attentes. Avec le virage technologique, de toutes les parties du monde où vous serez, vous pourrez compter sur notre équipe pour vous tenir informés de ce qui se passe chez nous ou ailleurs.

Nous ne créons pas l’événement, nous vous le racontons!

Bonne et heureuse année 2016!