Partout au Nouveau-Brunswick, des enfants, des enseignants de même que le personnel scolaire sont retournés à l’école. C’est la rentrée! Et avec tout ce qui s’est produit l’année dernière, nous émettons le souhait que celle qui a débuté mardi se déroule non seulement sans anicroche, mais qu’elle soit aussi la meilleure de toutes.

C’est déjà la deuxième rentrée à se faire dans l’ombre du coronavirus et la troisième année scolaire à être marquée par la pandémie.

L’année 2019-2020 avait bien débuté, comme toutes les autres avant elle. Puis, la COVID-19 a frappé. Les classes ont été annulées. Le coronavirus étant là pour rester, élèves et enseignants sont revenus à l’école en septembre 2020, mais dans des conditions bien différentes de ce à quoi ils étaient habitués.

Le port du masque est devenu obligatoire, parfois même en classe. Distanciation physique, classes-bulles et règles sanitaires sont devenues la nouvelle norme. Les élèves du secondaire ont fréquenté leur école une journée sur deux. Ils ont appris les vertus – et les limites – de l’école en virtuel, c’est-à-dire devant un ordinateur à la maison. La plupart des activités culturelles, parascolaires et sportives ont été annulées.

Tout ça n’est pas complètement chose du passé.

Il fallait voir, mardi matin, tous ces petits bouts de choux débarquer de leur autobus dans les cours de récréation avec le masque au visage pour comprendre que la COVID-19 fait encore partie de nos vies.

Néanmoins, un vent d’optimisme souffle. Grâce à la vaccination, il est permis d’espérer que dans la plupart des écoles, les prochains mois se dérouleront d’une manière qui se rapproche de la normalité.

L’équilibre est précaire. La COVID-19 est une ennemie redoutable et pernicieuse. Les règles draconiennes qui ont été imposées lors de la dernière année scolaire pourraient être implantées à nouveau plus vite qu’on ne le pense, si le coronavirus devait dans les prochains mois s’incruster dans les salles de classe.

Nous n’en sommes heureusement pas encore là. Quoiqu’on en dise et malgré l’hésitation vaccinale de trop nombreux Néo-Brunswickois, la COVID-19 est peu présente chez les enfants. Ce sont pourtant eux qui ont le plus souffert des conséquences de la pandémie depuis déjà 18 mois. Ils méritent la chance de retrouver leurs amis, leurs enseignants et leur classe avec un minimum de restrictions.

L’obligation pour tous les fonctionnaires d’être doublement vaccinés ou de subir à intervalles réguliers des tests de dépistage contribuera aussi à réduire les occasions d’éclosion dans les établissements scolaires.

Il reste une grande inconnue: les élèves âgés de 12 à 19 ans ne sont pas encore suffisamment nombreux à être pleinement immunisés. Ils sont environ 60% à avoir reçu les deux doses d’un vaccin.

Nous encourageons les élèves admissibles et leurs parents à se faire vacciner au plus vite. Voulez-vous vraiment être responsables d’une éclosion qui entraînera la fermeture de votre école et l’annulation de toutes les activités parascolaires?

C’est sans oublier qu’il y a aussi une carotte qui leur pend au bout du nez. Si 90% des élèves admissibles d’une région sanitaire sont doublement vaccinés, toutes les restrictions tomberont, y compris le port du masque. À noter que les élèves âgés de 16 ans et plus n’ont pas besoin de l’approbation de leurs parents. Ils peuvent prendre eux-mêmes un rendez-vous quand ils le désirent.

Ultimement, l’objectif est de garder la COVID-19 hors des écoles et de permettre à tous de passer une année scolaire «normale», ou presque. Cela vaut en particulier pour les élèves, mais aussi pour le personnel enseignant.

Nous l’avons découvert au cours des deux dernières années, la sévérité des restrictions a un impact négatif sur la capacité des enseignants d’offrir une éducation de qualité aux enfants et de les accompagner dans leur parcours. C’est encore plus vrai en ce qui a trait aux élèves qui ont besoin d’une aide spéciale. Ceux-ci sont de plus en plus nombreux.

Nous souhaitons donc à tous les élèves et à tout le personnel des écoles une magnifique année scolaire. Une année sans cours virtuel, sans distanciation, sans bulle, sans fermeture temporaire ou permanente des classes et, éventuellement peut-être, sans masque.

Et surtout, sans la COVID-19.

Pour y arriver, il faudra de la discipline, plus de gens vaccinés et un peu de chance. Nous avons espoir que la plupart des écoles y arriveront.

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