Le premier ministre libéral Justin Trudeau a conservé le pouvoir. Bien que minoritaire, il peut s’attendre à rester en poste pendant encore quelques années. Bonne nouvelle, le Nouveau-Brunswick est en excellente position pour être bien représenté au sein de ce gouvernement.

Si la dernière campagne électorale fédérale nous a appris quelque chose, c’est que personne ne voulait de ces élections, sauf le Parti libéral du Canada. Les électeurs ont répondu en choisissant le statu quo. L’équilibre des forces est resté le même. Le message aux élus fédéraux ne pouvait être plus clair: trouvez une façon de faire fonctionner le Parlement.

Nous croyons que les partis ont retenu la leçon et ne s’aventureront pas à déclencher de nouvelles élections précipitées avant deux ou même trois ans. Le chef conservateur Erin O’Toole en aura d’ailleurs plein les bras à essayer de convaincre les militants de le maintenir à la tête de sa formation et ainsi éviter une déchirante course à la direction, sans en plus essayer de faire tomber le gouvernement.

Justin Trudeau peut donc s’attendre à diriger un gouvernement minoritaire, mais relativement stable. Dans les prochaines semaines, il dévoilera l’identité des ministres qui l’appuieront dans cette tâche.

Dominic LeBlanc sera l’un des heureux élus. À moins qu’il choisisse de réduire sa charge de travail pour des raisons de santé ou que M. Trudeau ne cause une surprise gigantesque, le député de Beauséjour peut s’attendre à jouer encore une fois un rôle important au sein du gouvernement.

Pour l’Acadie et le Nouveau-Brunswick, il s’agit d’une bonne nouvelle.

M. LeBlanc a beau être très impliqué dans la «cuisine» à Ottawa, le Nouveau-Brunswick n’est jamais très loin dans ses pensées, comme il l’a rappelé à la Société de l’Acadie du N.-B. cet été avec sa virulente sortie contre une visite à Caraquet (planifiée, puis annulée) du chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet.

Des politiciens comme Bernard Valcourt et Doug Young ont joui de beaucoup d’influence à Ottawa par le passé, mais sans doute pas autant que Dominic LeBlanc présentement.

Pour autant que le premier ministre Blaine Higgs mette de côté sa détestable manie de faire passer ses intérêts partisans devant ceux de sa province, il pourra profiter de la présence à Ottawa d’un ministre fort qui a l’oreille de Justin Trudeau pour faire avancer les dossiers.

Historiquement, le Nouveau-Brunswick compte toujours au minimum un ministre au sein du gouvernement fédéral. Quand les circonstances sont avantageuses, un deuxième peut s’ajouter.

Nous croyons que le moment ne saurait être mieux choisi pour le premier ministre Trudeau d’accorder une promotion à un autre député néo-brunswickois.

Les libéraux ont réussi à maintenir une présence forte au Nouveau-Brunswick. Ils ont perdu Miramichi-Grand Lake, mais ont gagné Fredericton, grâce aux efforts de Jenica Atwin, qui a conservé le siège après avoir quitté le Parti vert du Canada.

Les six députés rouges sont expérimentés. Ils en sont tous à un deuxième mandat ou plus. Leur période d’apprentissage est loin derrière. Deux d’entre eux, René Arseneault (Madawaska-Restigouche) et Serge Cormier (Acadie-Bathurst), ont déjà été secrétaires parlementaires. Une troisième, Ginette Petitpas Taylor (Moncton-Riverview-Dieppe), a été ministre de la Santé de 2017 à 2019.

Par ailleurs, Justin Trudeau a annoncé son intention de nommer un conseil des ministres paritaire. Or, quatre femmes membres du Cabinet ont quitté la politique ou ont été défaites, y compris la Néo-Écossaise Bernadette Jordan, qui occupait le portefeuille des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne.

Il faudra les remplacer. Outre l’ex-ministre Petitpas Taylor, M. Trudeau pourrait se tourner vers Jenica Atwin. Elle a prouvé qu’elle n’a pas froid aux yeux en quittant les verts et en faisant face à la controverse nationale qui a suivi. Elle est aussi parfaitement bilingue.

Ses deux victoires dans Fredericton, chaque fois alors que les conservateurs partaient favoris, ont mis en lumière ses talents de politicienne. Il n’y a aucun doute qu’elle ferait une excellente addition au sein du Cabinet fédéral.

Justin Trudeau ne manque pas de candidats de qualité au Nouveau-Brunswick. Nous nous attendons à ce qu’il accorde encore une fois une position de grande influence à Dominic LeBlanc. Nous croyons aussi qu’il serait judicieux qu’il soit accompagné d’un deuxième ministre néo-brunswickois au sein du conseil des ministres.

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