Immigration: des étincelles dans Moncton-Riverview-Dieppe

Un autre débat des candidats de Moncton-Riverview-Dieppe a animé le Centre des arts et de la culture de Dieppe, mardi. La question de l’immigration a été la première à faire des étincelles.

La candidate du Parti vert, Claire Kelly, a condamné la position du Parti populaire du Canada sur le dossier.

«Il y a une rhétorique nocive de la part du Parti populaire, le terme “immigration de masse” est nocif», a-t-elle dit en s’adressant au candidat du PPC, Stephen Driver.

Elle a aussi critiqué la promesse du PPC de réduire le nombre de nouveaux arrivants par année à 150 000. Selon elle, ce ne sera pas suffisant pour combler les besoins de main-d’oeuvre de la province compte tenu de la population vieillissante.

«Notre pays ne peut pas endurer ce niveau d’immigration, les aînés souffrent, les sans-abris souffrent, nous devons commencer à prendre soin des Canadiens en premier», a rétorqué le candidat, disant que son parti est en faveur d’une «immigration durable».

Ginette Petitpas-Taylor, candidate libérale, était d’avis contraire.

«On sait qu’on a besoin d’augmenter le nombre de travailleurs qualifiés sur le marché, et on doit augmenter le nombre d’immigrants pour y arriver.»

En réponse à une suggestion de Claire Kelly, la députée sortante ajoute qu’elle aimerait ouvrir un bureau d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada à Moncton.

«Malheureusement, ce bureau avait été fermé par Stephen Harper, et c’est très difficile de rouvrir tous les bureaux fermés par ce gouvernement.»

«Vous dites que c’est malheureux, mais qu’avez-vous fait lorsque vous étiez au pouvoir?» lui a lancé Sylvie Godin-Charest, candidate du Parti conservateur.

«Nous travaillons pour le remettre en place», a répondu Ginette Petitpas-Taylor.

Les candidats ont aussi croisé le fer sur la question de l’environnement.

La candidate libérale a vanté le plan de tarification du carbone de son gouvernement en disant qu’il s’appuie sur des avis d’experts.

«Nous reconnaissons que si on met un prix sur le carbone, les gens vont changer leur comportement. Quatre juridictions au Canada n’ont pas voulu faire le travail elles-mêmes, et le gouvernement fédéral a dû agir», dit-elle en référence au Nouveau-Brunswick, au Manitoba, à la Saskatchewan et à l’Ontario.

Sylvie Godin-Charest a critiqué la tarification du carbone en proposant plutôt de taxer les plus gros émetteurs et de favoriser les technologies vertes.

«La taxe sur le carbone ne fonctionne pas, elle ne fait rien d’autre que d’augmenter le coût de la vie des gens. Nous vivons dans une région rurale, nous n’avons pas un bon système d’autobus, nous n’aurons jamais de métro», dit la candidate conservatrice.

Le candidat du Nouveau Parti démocratique, Luke MacLaren, propose pour sa part de mettre fin aux subventions d’entreprises du secteur pétrolier afin de financer la transition vers une économie plus verte.