Justin Trudeau reproche à Andrew Scheer de lui prêter de fausses intentions

À trois jours du vote, les conservateurs prétendent qu’un gouvernement libéral imposerait une hausse de la TPS qui passerait de 5 à 7,5 pour cent.

Lorsqu’on a demandé à Andrew Scheer d’où il sort ce chiffre, vendredi matin, à Fredericton, il s’est défendu de l’avoir tout simplement inventé.

« Pour payer pour les grands déficits, il doit augmenter les impôts. La TPS, ça, c’est un exemple. Si c’est pas la TPS, Justin Trudeau doit avoir le courage d’expliquer aux Canadiens exactement quels taxes et impôts il va augmenter pour payer pour la coalition entre le NPD et les libéraux », s’est-il justifié.

Justin Trudeau souligne que tout ça est pure fiction.

« Les attaques d’Andrew Scheer sont fausses. Ils ne peuvent rien faire (d’autre) que d’inventer des choses parce qu’ils n’ont rien à offrir aux Canadiens, sauf des coupures », a réagi le chef libéral, une demi-heure plus tard, en campagne à Whitby, en Ontario.

Parce qu’il n’y a pas que la hausse de la TPS, les conservateurs prétendent depuis le début de la campagne que les libéraux planifient de décriminaliser toutes les drogues et de taxer la vente d’une résidence principale.

« Sous Justin Trudeau, sous le gouvernement libéral, leur agence de revenu a commencé de ramasser l’information liée (aux) ventes des résidences primaires. Alors c’est clair que c’est quelque chose qu’ils sont en train de considérer », a dit M. Scheer.

Il a offert le même raisonnement pour la décriminalisation de toutes les drogues: si les libéraux n’ont pas dit qu’ils allaient faire ça, ça ne veut pas dire qu’ils ne le feraient pas.

Un allié conservateur

À Fredericton, le chef conservateur faisait campagne avec le premier ministre du Nouveau-Brunswick.

En mêlée de presse avec les journalistes de la caravane du chef fédéral, Blaine Higgs a dit que le Québec est l’enfant chéri de la fédération canadienne et bénéficie d’un traitement particulier qui nuit à l’unité canadienne.

M. Scheer a passé deux jours cette semaine au Québec pour exprimer aux Québécois toute son admiration pour leur province et leur demander de voter pour son parti. Il se dirigeait vers la Beauce, vendredi après-midi. Il espère reprendre le comté de Maxime Bernier, chef du nouveau Parti populaire du Canada.