Cette semaine, je conclus la série «Comment entreprendre sa généalogie». Avec cette base, ceux qui désirent édifier leur arbre généalogique partiront sur le bon pied. Le reste viendra avec l’expérience et les conseils des bénévoles des centres de recherche.

S’il faut se méfier de nombreux sites internet comme source généalogique, il existe plusieurs adresses tout à fait crédibles à notre disposition. Comme il y a des milliers de sites, je ne m’en tiens qu’à mes préférés.

Ancestry.ca

Ancestry est un service payant, mais qui en vaut la chandelle pour ceux qui voudront y mettre plusieurs heures par semaine. Ça risque cependant d’être plus onéreux pour les occasionnels.

Il est particulièrement utile pour le 19e siècle et le début du 20e, mais comprend aussi de nombreuses sources primaires de l’ancien régime.

Ce service commercial est un leader incontestable pour la facilité d’usage de son portail, mais surtout, pour son contenu.

Un abonnement pour les documents canadiens est d’environ 200 $ par année.

Son grand avantage est qu’il contient les microfilms numérisés de la collection Drouin, de l’institut de généalogie du même nom.

Elle consiste particulièrement en des registres numérisés des paroisses du Québec, de l’Acadie, ainsi que de certaines autres paroisses hors Québec.

On y trouve aussi les recensements du Canada (jusqu’en 1921) comme des États-Unis (jusqu’en 1940). Quoique les premiers sont disponibles gratuitement sur le site des Archives du Canada.

Un module permet d’y saisir sa généalogie. Ceci a des avantages très intéressants, mais aussi quelques inconvénients.

En y construisant son arbre, le système fait des recherches pour vous en arrière-plan, et vous propose des documents relatifs à vos ancêtres automatiquement. Ça en fait un outil très puissant.

Par contre, les données saisies dans leur système leur appartiennent, même si l’on garde son arbre privé.

Personellement, je n’y saisis que mes informations de base sur une dizaine de générations pour activer les algorithmes. Il est préférable de se doter d’un bon logiciel de généalogie pour y assembler toutes ses données, et de n’utiliser l’arbre d’Ancestry que comme outil.

D’ailleurs, il est important de télécharger tous les documents pertinents trouvés. Sinon, vous n’aurez plus accès aux documents si vous annulez votre abonnement. Classez vos documents sur votre ordinateur et faites des sauvegardes régulièrement.

Le logiciel Family Tree Maker que produit la même entreprise et qui se synchronise avec l’arbre du profil Ancestry sera retiré du marché début 2017, annonçait cette semaine la compagnie.

Geneanet.org

Généanet est un autre outil intéressant. C’est un site basé sur la généalogie collaborative.

Un abonnement à prix raisonnable est disponible, mais il contient aussi de nombreuses informations accessibles gratuitement. Il est le site de référence en France.

Il contient de nombreux arbres de ses adhérents, mais on y trouve aussi des projets collaboratifs et des index de toutes sortes.

L’abonnement donne accès à de nombreux ouvrages numérisés et certains fonds de documents français.

Je n’ai cependant pas renouvelé mon abonnement l’an dernier puisque des crédits achetés pour accéder à certains documents viennent à échéance après une certaine période.

Pas cool.

nosorigines.qc.ca

Ce site (Généalogie du Québec et d’Amérique française) gratuit est intéressant pour retrouver rapidement des familles. Malgré ce que laisse penser son adresse, les administrateurs du site sont basés au Nouveau-Brunswick, à Shediac Bridge. Les références et les sources sont normalement indiquées sur les fiches de familles. L’accès est gratuit.

Avant 1800

Normalement, c’est le 19e siècle qui est le plus difficile à traverser. Avant 1800, les ouvrages de référence deviennent beaucoup plus rigoureux.

En Acadie, le Dictionnaire des familles acadiennes fait référence. La deuxième partie est toujours en préparation (1715-1780). Aucune plateforme web n’est encore disponible pour la première partie, qui est aussi en voie de réédition.

genealogie.umontreal.ca

Pour le Québec où plusieurs ont aussi des ancêtres, la référence ultime est le Programme de recherche en démographie historique de l’Université de Montréal (PRDH).

Leur site donne accès à ces fiches d’individus, de familles et d’actes. Le dépouillement de toutes les sources des origines à 1799 a été effectué par des universitaires qui y travaillent depuis 1966.

L’abonnement à ce site est payant, par l’utilisation de crédits pour accéder aux fiches d’intérêt.

Les tarifs varient de 0,04 $ à 0,18 $ le crédit, selon le nombre de crédits achetés. Un crédit est utilisé pour chaque fiche consultée. Il est donc important de faire des captures d’écran, pour ne pas avoir à revisiter les mêmes fiches et dépenser d’autres crédits.

Cette base de données est accessible au genealogie.umontreal.ca.

Autrement, la généalogie des premières générations du Québec jusqu’à 1721 est disponible gratuitement sur le site francogene, où Denis Beauregard offre la première partie de son dictionnaire.

C’est une refonte du dictionnaire de René Jetté (1983) qui a longtemps fait référence. Une version couvrant les familles jusqu’en 1790 est vendue sur CD.

fichierorigine.com

Le Fichier Origines est l’un de mes favoris, pour y avoir beaucoup contribué. Ce site répertorie les pionniers arrivés au Québec.

Un pionnier y fait son entrée dès que des actes concernant sa famille sont découverts dans son patelin d’origine en France.

On y trouve donc beaucoup de données qui étaient inconnues lors de la publication des grands dictionnaires (Jetté 1983, par exemple).

Ce fichier grossit rapidement depuis la mise en ligne des registres paroissiaux français.

Comme le fichier est mis à jour périodiquement, un chercheur peut rapidement voir si une famille a été fouillée avec succès, avant d’entreprendre une recherche.

Il serait intéressant de constituer un tel fichier pour les pionniers acadiens, pour clarifier quelles familles ont des origines confirmées.

 

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