J’ai vu pour vous:

Santa Clarita Diet – saison 3 (Netflix) – Cette série est un de mes péchés mignons et la troisième saison ne m’a pas déçu. L’humour est un petit moins efficace, certes, et la formule est pratiquement la même que lors des deux saisons précédentes (la vie et le secret des Hammond sont constamment en danger), mais l’ensemble demeure délicieux. Dans cette nouvelle saison, la mort vivante Sheila (Drew Barrymore) tente de convaincre son mari, Joel (l’exceptionnel Timothy Olyphant), de se joindre à elle dans l’immortalité. Abby (la brillante Liv Hewson) et Eric (Skyler Gisondo) se rapprochent peu à peu et se retrouvent dans la mire du FBI après s’être transformés en terroristes écologiques. De nouveaux personnages font leur apparition, dont les très loufoques Radul et Janko (4/5)

I Am the Night (Amazon) – D’abord présentée sur le réseau câblé TNT, cette minisérie produite par Patty Jenkins (Wonder Woman) et écrite par son époux, le spécialiste des arts martiaux Sam Sheridan, revient sur un des meurtres non résolus les plus célèbres de l’histoire: celui du Black Dahlia, à Los Angeles, dans les années 1950. Chris Pine (Star Trek, Wonder Woman) y interprète un journaliste en disgrâce qui tente de regagner sa place au soleil en enquêtant sur un prestigieux médecin. Il fera au passage la connaissance de la petite-fille du médecin, Fauna (India Eisley, dont l’avenir me semble très prometteur), qui elle cherche à en savoir davantage sur les activités de son grand-père. Ensemble, ils mettront la main dans un engrenage meurtrier… Lente et plus ou moins accrocheuse après deux épisodes (sur six), la série trouve son erre d’aller par la suite et se transforme en excellent suspense (à l’atmosphère hitchcokienne), principalement en raison du jeu de Pine et Eisley. (3,5/5)

The Silence (Netflix) – Des créatures sanguinaires chassent les humains grâce à leur ouïe surdéveloppée. Les survivants sont donc forcés de vivre dans le silence le plus complet. Non, ce n’est pas le résumé de l’excellent A Quiet Place (2018), mais bien du plutôt convenu The Silence, un film exclusif à Netflix. Les similitudes entre les deux oeuvres sont nombreuses, mais la première fait beaucoup mieux en ce qui à trait au jeu des comédiens, au développement des personnages, aux effets spéciaux et, surtout, à la tension. The Silence a le mérite d’apporter quelques nouvelles idées, mais n’en approfondit malheureusement aucune. Stanley Tucci est, comme à son habitude, très bon dans le rôle du père de famille. Kiernan Shipka (la plus récente interprète de Sabrina la sorcière) semble de son côté totalement sur le pilote automatique dans son interprétation d’une adolescente sourde. (2/5)

Osmosis (Netflix) – Et si une intelligence artifielle pouvait désigner votre âme soeur? C’est la prémisse de la série de science-fiction française Osmosis. On y suit les efforts d’Esther (Agathe Bonitzer) et Paul Vanhove (Hugo Becker) dans leurs efforts de commercialiser un implant cérébral qui permet à son porteur de trouver le véritable amour. Si le sujet est intéressant, le traitement de la créatrice Audrey Fouché manque un peu de focus et beaucoup de rebondissements. On s’en accommoderait si ce n’était du fait qu’aucun personnage de la série de huit épisodes ne dégage le moindre charisme. L’attachement ne se crée pas et on en vient à rapidement se balancer de la façon dont tout ça pourra bien finir… Fouché soulève quand même quelques questions éthiques intéressantes (surtout dans les derniers épisodes), mais tout part en vrille quand, 51 ans après 2001 l’Odyssée de l’espace et 35 ans après Terminator, elle nous sort le cliché de l’intelligence artificielle qui devient autonome. Seuls les amateurs de science-fiction purs et durs vont (peut-être) apprécier. (1,5/5)

 

À surveiller ce mois-ci:

3 mai
Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile (Netflix)
Ted Bundy refait surface sur Netflix. Après la dérangeante série documentaire Conversation with a Killer, le tueur en série fait l’objet d’un film. Bundy est interprété par Zac Efron alors que l’excellente Lily Collins campe le rôle d’une ancienne copine du tueur qui a longtemps refusé de croire à sa culpabilité.

The Last Summer (Netflix)
Les ados risquent d’adorer. Ce film, qui raconte l’été d’un groupe d’adolescents de Chicago sur le point de se séparer afin de poursuivre leurs études, met en vedette K.J. Apa (Archie dans la série Riverdale) et Maia Mitchell (Callie de la série The Fosters).

10 mai
Wine Country (Netflix)
Un nouveau film avec Amy Poehler est toujours un événement. C’est ce que Netflix nous offre avec cette histoire d’un groupe de femmes d’âge mûr qui se rend dans la vallée de Napa. Des tensions du passé vont toutefois un peu gâcher le voyage…

17 mai
What’s My Name: Muhammed Ali (HBO)
HBO ne fait jamais les choses à moitié et le réseau nous promet des images inédites dans ce documentaire en deux parties sur la carrière (de boxeur et d’activiste) du grand Mohamed Ali. Le tout est narré par l’ancien champion et réalisé par le toujours très innovateur Antoine Fuqua (Training Day et The Magnicent Seven).

Suspiria (Amazon Prime)
Les premiers critiques de ce drame fantastique à la Black Swan (2010) parlent d’une oeuvre ennuyeuse sauvée par ses numéros de danse spectaculaires. La distribution a au moins le mérite d’impressionner: Chloë Grace Moretz, Tilda Swinton et Dakota Johnson.

Catch-22 (Hulu)
Cette comédie noire adaptée d’un roman de Joseph Heller est réalisée, notamment, par George Clooney. Mettant en vedette Clooney, Kyle Chandler et Hugh Laurie (quel trio!), la minisérie raconte l’histoire d’un pilote de l’armée américaine qui, lors de la Seconde Guerre mondiale, tente d’être jugé inapte au combat.

31 mai
Swamp Thing (DC Universe)
Après le succès de Titans et l’échec de Doom Patrol, DC tente de se remettre sur les rails avec cette série adaptée d’une bande dessinées classique. Un scientifique louisianais du nom d’Alex Holland (Andy Bean) est transformé en créature hideuse dans le bayou. Le réalisateur d’Aquaman, James Wan, est associé au projet.

Good Omens (Amazon Prime)
Frances McDormand dans le rôle de Dieu et Benedict Cumberbatch dans celui de Satan? J’achète! Cette série de six épisodes met également en vedette Michael Sheen, Jon Hamm et Mireille Enos. Elle raconte l’histoire d’un ange et d’un démon qui tentent d’empêcher l’ascension sur Terre d’un antéchrist… âgé de 11 ans!

Deadwood: The Movie (HBO)
Le nom vous dit peut-être quelque chose: de 2004 à 2006, 36 épisodes de ce western considéré comme une des meilleures séries télévisées de l’histoire ont été diffusés. Près de 15 ans plus tard, les mêmes personnages nous reviennent (interprétés par Ian McShane, Thimothy Olyphant et Molly Parker) alors que la petite ville de Deadwood prend de plus en plus sa place au sein de l’Union.

 

Trois classiques à voir ou revoir:

The English Patient (1996) (1er mai, Hulu)
Ce drame de guerre romantique avec Ralph Fiennes et Juliette Binoche a remporté neuf Oscars, dont celui du meilleur film. Je pense qu’on peut parler d’un classique!
Mission: Impossible (1996) (31 mai, Amazon Prime)
Le premier né de la franchise n’a pas si mal vieilli. Il regorge de scènes devenues classique et son ton est plus enligné avec celui de la série originale que tout autre épisode tourné depuis.
Zombieland (2009) (1er mai, Netflix)
La suite de ce film culte sera lancé en octobre. D’ici là, pourquoi ne pas le revoir et revenir à l’époque où Emma Stone, Abigail Breslin et Jesse Eisenberg était presque inconnus?