Rogue One: digne héritier de l’époque glorieuse de Star Wars

Si vous avez aimé la trilogie originale de Star Wars, vous allez adorer Rogue One. Le réalisateur Gareth Edwards nous offre ce qui peut facilement être qualifié de meilleur film de guerre de la saga.

En salle depuis jeudi soir, Rogue One est le huitième épisode de la très lucrative franchise Star Wars (voir tableau).

Le film nous fait faire un retour dans le temps. Il raconte de quelle façon l’Alliance rebelle est parvenue à subtiliser des griffes de l’Empire galactique les plans d’une terrifiante machine de guerre appelée l’Étoile de la mort.

C’est grâce à l’analyse de ces plans si, dans l’épisode original de La guerre des étoiles (1977), les forces rebelles – Luke Skywalker en tête – sont parvenues à détecter une faille dans la défense de l’Étoile de la mort et à l’exploiter.

Edwards nous transporte donc en pleine guérilla, dans un film où l’ambiance rappelle les années 1970, mais tourné avec les technologies d’aujourd’hui.

Le résultat final est une oeuvre empreinte de nostalgie, mais qui, grâce à la stature de son héroïne et à son rythme soutenu, saura assurément plaire à une nouvelle génération.

Jyn la rebelle

Rogue One raconte l’histoire de Jyn Erso (Felicity Jones). Cette bouillante jeune femme est la fille de Galen Erso (Mads Mikkelsen), un scientifique chevronné forcé de travailler pour l’Empire à la construction secrète de l’Étoile de la mort.

Il vient aux oreilles de l’Alliance rebelle qu’un terroriste du nom de Saw Gerrera (Forest Whitaker) est en possession d’un message de Galen dans lequel il fait état de la puissance, mais aussi d’une faiblesse de la terrible machine de guerre impériale.

L’Alliance recrute donc Jyn qui, dans le passé, a travaillé sous les ordres de Gerrera. Aidée d’un pilote du nom de Cassian Andor (Diego Luna) et d’un robot au caractère béliqueux, Jyn parviendra non sans encombre à mettre la main sur le message.

Les rebelles découvriront du coup que la survie de leur mouvement est menacée par l’Étoile de la mort.

Mais outre Jyn, qui aura le courage de foncer tête première vers les quartiers généraux de l’Empire afin de subtiliser les plans de la puissante station de combat?

En pleine guérilla

Si Rogue One se démarque des sept autres épisodes de la saga, c’est parce que c’est davantage un film de guerre qu’un classique space opera. Oubliez les relations compliquées de la famille Skywalker, la Force, les combats de sabres lasers et les tractations politiques.

Gareth Edwards nous offre plutôt une impitoyable guerre civile où la fin justifie tous les moyens (qu’ils soient éthiquement acceptables ou non). Dans cet univers, la lutte contre l’Empire se fait à petite échelle, par des actes de sabotage ou des assassinats ciblés et isolés. Des gouttes d’espoir dans un océan d’oppression.

Une scène dans laquelle les extrémistes de Gerrara s’en prennent à des soldats impériaux dans les ruines d’une ville moyenâgeuse pourrait tout aussi bien avoir été tournée cette semaine à Alep, en Syrie.

Puissant (et très triste) rappel que, parfois, la réalité dépasse la fiction…

Vive les années 1970!

Rogue One est un succès dans sa quête d’être un excellent prélude à l’épisode original.

Edwards n’a rien laissé au hasard. Visuellement, le film baigne dans une douce ambiance des années 1970. Que ce soit au niveau des costumes, des armes ou des vaisseaux spatiaux, absolument tout concorde.

Le réalisateur s’est même permis de ramener des personnages tertiaires de la trilogie originale  – qui se ressemblent à s’y méprendre et qui n’ont pas pris une seule ride! – dans quelques bienvenus et très nombreux clins d’oeil.

Edwards nous offre également un excellent mélange d’humour et d’action qui saura plaire aux nostalgiques.

Parlant d’action, Rogue One ne déçoit pas. On assiste à plusieurs batailles, dans une foule de décors différents et originaux. Et j’avance sans gêne que les combats finaux du film sont les plus réussis de l’histoire de l’octologie. Ces X-Wings ne sont pas ceux de vos parents, mes enfants!

En prime, Rogue One est probablement l’épisode de Star Wars où le rythme est le mieux dosé. Et celui qui s’adresse à l’auditoire le plus adulte (après L’Empire contre-attaque, bien sûr).

C’est toutefois dans les deux dernières minutes que les véritables maniaques sont les plus gâtés.

D’abord parce qu’Edwards nous fait cadeau de la meilleure scène d’action de l’histoire mettant en scène Darth Vader, parce qu’il fait parfaitement le pont avec l’épisode IV, mais surtout, parce qu’il nous réserve une surprise qui vous donnera assurément la chair de poule.

Une conclusion brillante (il n’y a pas d’autre terme qui s’applique, croyez-moi) à un film qui se révèle être l’épisode antérieur (prequel) que tous les mordus attendaient depuis la conclusion du Retour du Jedi, en 1983.

N’en déplaise à George Lucas…

FICHE TECHNIQUE

ROGUE ONE: UNE HISTOIRE DE STAR WARS

  • Version originale anglaise: Rogue One: A Star Wars Story
  • Genre: Film de science-fiction
  • Budget: estimé à 200 millions $
  • Durée:  134 minutes
  • Une production des studios: Walt Disney et Lucasfilm
  • Avec: Felicity Jones, Ben Mendelsohn, Mads Mikkelson et Forest Whitaker
  • Réalisateurs: Gareth Edwards
  • Scénaristes: Collectif
  • Partage l’ADN de: Star Wars: Un nouvel espoir (1977), Monsters (2010)
  • On aime: l’ambiance des années 1970
  • On aime moins: le jeu inégal de certains comédiens

ÉVALUATION (sur 5)

  • Scénario:   4
  • Qualités visuelles:      5
  • Jeu des comédiens:      3
  • Originalité:    4
  • Divertissement:   5

Total: 21 sur 25

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