S’il est une série diffusée sur Netflix qui a fait l’unanimité au cours des derniers mois, c’est bien Stranger Things. Dans ce qui est un des moments les plus attendus de l’histoire récente de la télévision, la mystérieuse Eleven, le bourru chef Hopper, le rescapé Will Byers et toute sa joyeuse bande d’amis sont de retour vendredi.

Croisement entre Fringe, Ça et E.T., la sympathique ode aux années 1980 des frères Duffer a conquis le coeur d’à peu près tout le monde. Dès vendredi, nous serons propulsés environ un an après que Will ait été libéré du sinistre univers parallèle que constitue l’Upside Down. Alors que la petite communauté de Hawkins tente de retrouver un semblant de normalité, Will souffre d’hallucinations et Mike fait de son mieux pour vivre avec l’apparente disparition d’Eleven.

Dans cette deuxième saison, les frères Duffer promettent d’aprofondir la mythogie entourant l’Upside Down, en plus d’explorer les origines d’Eleven (la plus que brillante Millie Bobby Brown). Les deux cinéastes promettent aussi «un type d’horreur différent», en s’éloignant des monstres. Ça promet mes amis!

Un cinquième Jack Ryan

D’ici quelques mois, un cinquième comédien devrait endosser la veste anti-balle d’un des espions les plus célèbres de notre époque, Jack Ryan. Après Alex Baldwin, Harrison Ford, Ben Affleck et Chris Pine, ce sera au tour de John Krasinski (Jim Halpert de la série The Office) de personifier l’agent de la CIA imaginé par l’écrivain Tom Clancy.

Le tournage devrait se terminer d’ici la fin de l’année et la série sera présentée sur Amazon Video en 2018.

La première saison de Tom Clancy’s Jack Ryan ne sera pas l’adaptation d’un roman de Clancy et fera état des premiers pas du célèbre espion sur le terrain. Selon la description qu’en fait Amazon, la série se déroulera en Europe et au Moyen-Orient alors que Ryan sera sur les traces d’un terroriste qui prépare une attaque importante aux Etats-Unis.

On espère maintenant que le contenu des huit épisodes sera plus original que le résumé de la série… qui semble tiré tout droit d’Homeland.

Quelques observations en vrac

  • Pourquoi un tueur en série sent-il le besoin d’enlever la vie, souvent, dans le cadre d’un rituel barabre et violent? Un indice: cela a beaucoup à voir avec des pulsions sexuelles refoulées. Mais comment en sommes nous venus, comme société, à comprendre la façon dont réfléchissent et agissent ces monstres? C’est ce que nous révèle le cinéaste David Fincher dans l’excellente série Mindhunter (sur Netflix), en nous proposant une fascinante immersion dans les premiers balbutiements de la psychologie criminelle. Un voyage qui a plus à voir avec Zodiac qu’avec Seven; que les spectateur en quête d’action et de macabre se le tiennent donc pour dit. À voir, si ce n’est que pour la perturbante performance de Cameron Britton dans le rôle du Co-ed Killer.
  • Netflix semble en voie de se développer un beau petit créneau dans le domaine du film d’horreur. Après les potables (mais très imparfaits) Death Note, Little Evil et Gerald’s Game, le géant nous offre depuis vendredi The Babysitter. Ce film du controversé McG est loin de se prendre au sérieux. Parce que quand on combine des éléments de classiques comme Vendredi 13 et Halloween avec Home Alone, il est difficile de le faire sans rire. Drôle, sanguinolant, sexy et presque rafraîchissant, The Babysitter s’adresse à un public principalement masculin et adolescent.
  • Toujours sur Netflix, les derniers jours ont marqué le retour d’Archie et sa bande dans la deuxième saison de la populaire série Riverdale. Maintenant que le meurtre de Jason Blossom a été élucidé, Betty, Jughead et leurs amis tentent de découvrir qui a bien pu ouvrir le feu sur le père d’Archie (Luke Perry). Et parce que tout est un peu tordu à Riverdale, d’autres mystères semblent pointer à l’horizon… Reste à souhaiter que la série conservera sa facture visuelle unique et son aguichante aura à la Desperate Housewives, Breakfast at Tiffany’s et Rear Window.