Le contre-interrogatoire serré de la présumée victime d’Éric Salvail s’est poursuivi, mardi, au palais de justice de Montréal.

Me Michel Massicotte est revenu à la charge à répétition, tentant de mettre le témoin, Donald Duguay, en contradiction sur une foule de détails entourant les événements. Éric Salvail est accusé d’agression sexuelle, séquestration et harcèlement sexuel à l’endroit de l’homme de 47 ans, événements qui se seraient produits en 1993. Me Massicotte a ainsi soulevé une série d’éléments mentionnés dans son témoignage qui diffèrent de ce qu’il avait préalablement affirmé, soit dans ses déclarations écrites ou vidéo aux policiers, soit à l’enquête préliminaire.

Les éléments soulevés portent entre autres sur la disposition de la salle de bains de Radio-Canada où l’agression sexuelle aurait eu lieu, sur des gestes précis posés par l’un ou l’autre lors de la bousculade qui serait survenue au moment de l’agression présumée. Donald Duguay allègue avoir été séquestré et agressé sexuellement par Éric Salvail en octobre 1993 dans une salle de bains de la société d’État, après plusieurs mois d’avances, de harcèlement sexuel et d’attouchements inappropriés sur les lieux de travail. Donald Duguay a porté plainte contre l’animateur en 2017. Il a fait une déclaration écrite aux policiers, puis une déclaration enregistrée sur vidéo. Deux ans plus tard, il a comparu devant le tribunal pour l’enquête préliminaire et, en début de semaine, a témoigné en ouverture de procès.

Me Massicotte passe au peigne fin chacune de ces instances pour en relever les différences dans le menu détail et confronter le témoin avec ses affirmations portant sur des événements survenus il y a 27 ans. Donald Duguay a toutefois expliqué qu’il souffre de stress post-traumatique et que la reconstitution des détails de sa mémoire des événements est relativement récente et attribuable au travail réalisé avec son psychologue et son psychiatre. Le contre-interrogatoire devait se poursuivre mardi après-midi.

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