Quels intérêts défendez-vous M. Volpé?

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt la chronique FACE-À-FACE dans l’édition de l’Acadie Nouvelle du samedi 4 juin dernier s’intitulant «Taxer la pollution, pour ou contre?».

J’ai failli m’étouffer avec mon café en lisant Jeannot Volpé qui traitait les environnementalistes de «mercenaires subventionnés». (Mercenaire: Soldat à la solde d’un pays étranger.) Donc vous imaginez un complot?

Alors, dites-moi, comment devrait-on appeler les pétrolières qui sont subventionnées par l’État à coup de 2,8 milliards de dollars par année?

M. Volpé en rajoute et remet en question le lien entre les effets de la pollution causée par le pétrole, principalement le CO2, et le «réchauffement» de la planète. D’où tient-il ces informations? Quels intérêts défendez-vous en tenant ces propos, M. Volpé?

Vous remettez en question les conclusions de 97% de la communauté scientifique selon laquelle les changements climatiques sont de nature anthropogénique, c’est à dire causés par l’activité humaine?

J’ai beaucoup de respect pour le travail et la contribution que vous avez faits pour l’avancement de notre province, M. Volpé, mais quand vous dites «…lequel de ces mercenaires était présent durant les autres réchauffements de la planète afin de dire que celui-ci est plus rapide?», je vois clairement que vous ne croyez pas dans la recherche scientifique.

Parler de changements climatiques ce n’est pas uniquement parler de mauvaises nouvelles. Non, il y a aussi de bonnes choses qui se passent en lien avec les changements climatiques et il ne faut pas perdre ça de vue.

Depuis la publication en 2009 du rapport «The Economics of Climate Change», par Sir Nicolas Stern, plusieurs autres études démontrent sans équivoque les avantages économiques de faire face aujourd’hui aux changements climatiques:

Un rapport du think tank vert Heinrich Boll démontre que les pays de l’OCDE ont développé leur économie de 16% les dix dernières années en réduisant les émissions de gaz à effet de serre de 6,4%.

Selon un rapport préparé pour les Nations Unies, limiter le réchauffement climatique à deux degrés créerait près d’un demi-million d’emplois en Europe et sauverait la vie de plus d’un million de personnes en Chine.

Au lecteur de tirer ses conclusions.

logo-an

private

Vous utilisez un navigateur configuré en mode privé ou en mode incognito.

Pour continuer à lire des articles dans ce mode, connectez-vous à votre compte Acadie Nouvelle.

Vous n’êtes pas membre de l’Acadie Nouvelle?
Devenez membre maintenant

Retour à la page d’accueil de l’Acadie Nouvelle