Deux fois n’est pas coutume, mais trois ne pardonne pas! L’événement date, mais il garde toute sa pertinence, même que franchement, il en reprend.

Nous étions en voyage de famille, il y a une dizaine d’années, chez la sœur de mon épouse dans le nord de l’Outaouais. Quatre jours incomparables dans une nature à l’état pur, près d’un lac, WOW!

Sur le chemin du retour, la route pour sortir de la forêt passait près d’un parc public où se tenait une fête populaire du dimanche soir, m’avait-on dit. Une seule route pour sortir, fallait passer par là.

Quelle ne fut pas ma surprise, en tournant le coin, de voir apparaître devant moi une foule de spectateurs debout dans un nuage de brouillard étouffant au beau milieu de la rue! Ils regardaient de vieilles voitures tourner en rond sur place en «crissant» leurs pneus en fumée, jusqu’au moyeu de la roue.

Rien de rassurant, croyez-moi. Je me souviens de notre empressement à bien fermer les fenêtres de notre voiture. Je me souviens aussi avoir traversé au ralenti ce nuage où marchaient des spectateurs, des hommes – bière à la main – avec des enfants et quelques femmes. Tous souriant!

Mais pourquoi? Quel plaisir trouve-t-on à brûler des pneus en tournant en rond dans un char? Je ne comprends pas.

Je me suis souvent demandé si ces enfants et tous les autres participants ce jour-là, n’avaient pas aujourd’hui une trace de pneu sur les poumons.

D’ailleurs de quoi exactement est composée cette boucane dans laquelle marinait un public inconsciemment étourdi? J’ai fait recherche. Rien trouvé comme tel sur la boucane des spinneux, mais j’ai trouvé la composition chimique des pneus: un cocktail entre autres de carbone, de soufre, de cadmium, de chrome et de plomb!

Et surprise, aujourd’hui, 10 ans plus tard, l’Acadie Nouvelle titre des événements semblables dans la Péninsule! Même que la GRC en fait la promotion en invitant les spinneux au festival de la spin au bout du chemin…

Quelqu’un peut-il m’expliquer ce qui se passe?