J’apprends toujours de nouveaux mots en faisant mes recherches. Après la «résilience», c’est-à- dire notre «Aptitude à affronter un stress intense et à s’y adapter», c’est au tour du mot «vulnérabilité», signifiant selon le Petit Robert…

«Qui peut être blessé, qui peut être malade.»

Mais, cette définition ne me dit pas grand-chose. Alors je cherche…

Alexandre Magnan, chercheur à l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI), nous propose une réflexion fort intéressante dans son livre «Changement climatique: tous vulnérables?».

L’auteur propose une définition du mot «vulnérabilité» plus complète à mon avis. Il dit… «…degré auquel un système risque de subir ou d’être affecté négativement par les effets néfastes des changements climatiques, y compris la variabilité climatique et les phénomènes extrêmes…».

L’auteur élabore sa recherche et sa réflexion autour de deux concepts clés; la vulnérabilité et l’adaptation. Il conclut en disant que…

«Nous sommes tous vulnérables au changement climatique, que ce soit dans une société industrialisée, émergente ou en voie de développement.

Il est donc tout aussi dangereux de qualifier les autres de vulnérables que de se sentir soi-même invulnérable.»

«Cela signifie qu’il n’y a pas de recette universelle d’adaptation, mais une infinité de combinaisons de facteurs et d’options, et donc de solutions.»

Dans son livre l’auteur remet en question les deux idées suivantes:

Les sociétés pauvres sont les seules et les plus vulnérables face aux changements climatiques.

L’adaptation consiste uniquement en l’anticipation sur le long terme.

Êtes-vous «vulnérable» aux changements climatiques, ou plutôt, à quel point êtes-vous «vulnérable» aux changements climatiques?

Écrivez-moi pour m’en parler, je suis curieux. savoiemarch@gmail.com

P.S. J’aimerais applaudir la contribution de l’Institut de recherche sur les zones côtières (IRZC) pour son engagement auprès des communautés du littoral qui cherchent à s’adapter aux conséquences des changements climatiques. Bravo!