Un ami me faisait remarquer l’autre jour comment les dernières marées hautes de ce dernier printemps s’étaient rapprochées de sa maison, du jamais vu!

«Le niveau de la mer monte», parlez-en aux ainés, ou encore à ceux qui vivent en bords de mer. Même la rivière Petitcodiac semble se dépasser, comme le signalaient plusieurs internautes le 8 avril. «WOW, jamais vu autant de chocolat dans la rivière!»

Et pour cause? Selon le journal Guardian, une nouvelle étude constate que l’Antarctique fond beaucoup plus rapidement qu’anticipé. On prévoit que cette fonte ajoutera un mètre d’eau dans nos océans d’ici la fin du siècle. (Il est intéressant de savoir que l’année dernière, l’Antarctique a connu une température record de 17 degrés Celsius!)

Un comité scientifique des Nations Unies prévoyait déjà une augmentation de 1 mètre du niveau de la mer d’ici 2100. Maintenant, avec les derniers constats faits sur la fonte de l’Antarctique, il faut rajouter un autre mètre d’eau. Donc 1 + 1= 2 mètres.

Imaginez deux mètres d’eau de plus dans la baie des Chaleurs, dans le détroit de Northumberland et dans la baie de Fundy!

Le problème avec ces prédictions… elles changent tout le temps. En fait, elles évoluent dans une pente ascendante. Autrement dit, elles augmentent constamment.

Pas besoin d’être un site protégé de l’UNESCO pour sentir la menace des changements climatiques ici en Atlantique. Comment réagira la géographie de Bas-Caraquet, à deux mètres d’eau de plus dans la baie des Chaleurs? Les Îles-de -la-Madeleine deviendront-elles les Maldives canadiennes? Et comment se réorganiseront les centres-ville de Campbellton, Dalhousie, Bathurst, Lamèque/Shippagan, Miramichi, Shédiac, Moncton, Saint-Jean, Halifax, Charlottetown et tous les autres petits villages? Comment réagiront-ils à l’arrivée graduelle de deux mètres d’eau? Et qui va payer?

Je sais, dans 100 ans nous seront majoritairement tous réunis six pieds sous terre, mais comment vont s’organiser nos enfants et leurs enfants?

Ce qui fait dire aux auteurs du rapport comment il est essentiel de limiter l’augmentation de chaleur à 2 degrés Celsius, au-delà de laquelle nous pourrions perdre le contrôle de la machine climatique et faire face à une situation ingérable.

Dans cette perspective, il est primordial ici et maintenant, de poser des actions concrètes pour limiter les effets changements climatiques.

Je crois qu’il faut apprendre à faire les choses autrement.