Plus de 200 tortues royales cambodgiennes, une espèce que l’on croyait jadis disparue, ont été remises en liberté dans un sanctuaire mardi.

Le Centre de conservation des reptiles Koh Kong, dans l’ouest du Cambodge, est un projet mixte du ministère cambodgien des Pêches et de la Wild Conservation Society, une organisation environnementale new-yorkaise.

Les 206 tortues relâchées appartiennent à l’une des 25 espèces de tortues les plus menacées de la planète. La tortue, dont le nom scientifique est Batagur affinis, tire son nom du fait que ses oeufs étaient anciennement réservés à la consommation de la famille royale.

On la croyait disparue jusqu’en 2000, quand une petite population a été découverte, et elle est devenue le reptile national du Cambodge en 2005.

Un projet mixte né en 2001 de la collaboration entre le Cambodge et l’organisme new-yorkais a permis de sauver 39 nids contenant un total de 564 oeufs, dont sont nés 382 jeunes. Ces derniers sont élevés en captivité avant d’être relâchés dans la nature.

Le centre de conservation comprend cinq étangs bordés de rives d’herbes et de sable où les tortues pourront pondre.