Permettez-moi…

Marc H. SavoieDans votre nature

Sur une note très personnelle, laissez-moi vous raconter en 348 mots, comment j’ai réagi, il y a une vingtaine d’années, lorsque j’ai compris l’état climatique dans lequel notre planète se retrouvait et les conséquences catastrophiques qui nous attendent, si nous ne faisons rien maintenant.

L’information a eu l’effet d’une décharge électrique dans ma tête. Pendant un certain temps, je ne savais plus où regarder. J’ai eu peur de manquer de… peur que ce soit la fin de quelque chose.

Je me souviens avoir été:

1) En état de choc, durant un certain temps, trouvant difficilement les mots et les gens avec qui en parler, pour exprimer la peur que je ressentais, secrètement …

2) … puis, j’ai été en déni durant une bonne période de temps, me disant qu’ «ils» trouveraient quelque chose pour régler le problème, que toute cette histoire tenait du soleil et de l’alignement des astres. De toute façon, on s’en est toujours sortis…

3) … à force de lire, j’ai été saisi d’une grande tristesse, sur un fond de colère. Est-il trop tard ?

4) … avant de me résigner, de comprendre, et de décider de vivre avec une nouvelle réalité «climatique», souvent en dents de scie, où les extrêmes se côtoient aisément.

C’est le Rapport Stern publié en octobre 2006 qui a conquis mon engagement.

Dans son rapport, l’ancien vice-président principal de la Banque mondiale conclut: «Le coût des mesures préventives serait moindre que celui engendré par les risques futurs, et que, par conséquent, l’inaction n’est plus une option.»

… et de rajouter, «Plus on attend pour agir, plus ça va coûter cher».

J’ai alors compris que c’était ma responsabilité de faire tout en mon possible pour réduire mon impact sur les changements climatiques. Parce que je crois fermement que la somme des petits gestes finit par faire une différence.

Je profite de l’occasion qui m’est donnée pour vous remercier d’avoir pris le temps de lire mes chroniques sur les changements climatiques, j’espère que l’information donnée saura nourrir votre réflexion.

Parce qu’y penser, en parler, c’est se préparer.