Un des mois de juillet les plus secs depuis 1889 dans la région de Caraquet

David CaronDans votre nature

Il y a quelques jours, une journée de pluie exceptionnelle a permis à la région de Caraquet d’éviter un record peu enviable, soit le mois de juillet le plus sec depuis 1889, l’année durant laquelle les données ont commencé à être récoltées.

Pour l’instant, cette «distinction» appartient toujours à juillet 1991, alors que seulement 20,8 millimètres de pluie avaient été enregistrés.

De fortes précipitations le 23 juillet ont permis à la région d’éviter les pires soubresauts d’une sécheresse qui perdurait depuis plusieurs semaines.

Un total de 35,4 millimètres de pluie est tombé en une seule journée, fait savoir René Gionet, observateur climatologique bénévole chez Environnement Canada.

«Le record de 1991 n’a pas été battu, mais avant le 23 juillet, seulement 5,6 mm de pluie sont tombés. C’est une longue période de sécheresse.»

À la fin du mois, il est tombé environ 64 millimètres dans la région, soit environ 20 millimètres en dessous de la normale. La quantité de précipitations varie cependant d’une région à l’autre. Près de 72 millimètres de pluie se seraient abattus sur Saint-Simon le 23 juillet.

«Même si on n’a pas battu le record de 1991, on est en déficit majeur. Le monde a tendance à l’oublier, mais la sécheresse perdure depuis l’an dernier. Elle a duré de juin à octobre, et même si on a eu un hiver avec beaucoup de neige, on est encore déficitaire par rapport aux normes saisonnières.»

Une sécheresse provinciale

Selon Jill Maepea, météorologue chez Environnement Canada, aucune région du Nouveau-Brunswick n’a vraiment été épargnée par le temps sec et la chaleur en juillet.

«Partout, les précipitations sont en général de 40 à 60% en dessous des normes saisonnières. En général, les températures ont aussi été à 1 à 4 degrés au-dessus des normes. On peut parler d’une vraie sécheresse, parce qu’une sécheresse se prolonge sur une très longue période, mais ce n’est pas normal d’avoir un mois comme ça.»

Il y a quelques jours, Mme Maepea a souligné que le mois d’août risque d’être à l’image de juillet.

«On peut s’attendre à un mois d’août plus chaud que la normale, surtout lors des premières semaines», a-t-elle indiqué à l’Acadie Nouvelle.