Le président américain Joe Biden et d’autres leaders se réunissent pour le climat

Le président américain Joe Biden a tenté de définir les prochaines étapes dans la lutte contre l’aggravation rapide des changements climatiques dans le monde lors d’une session privée et virtuelle avec un petit groupe d’autres dirigeants mondiaux, vendredi, et a annoncé un nouvel engagement américano-européen pour réduire les fuites de méthane néfastes pour le climat.

Les avertissements de plus en plus sombres des scientifiques cette année selon lesquels le monde approche du point où le niveau des dommages climatiques causés par la combustion du pétrole, du gaz et du charbon deviendra catastrophique et irréversible « représentent un code rouge pour l’humanité », a déclaré M. Biden au début de la session. « Nous devons agir et nous devons agir maintenant », a affirmé M. Biden. L’administration Biden a présenté la réunion comme une occasion pour certains des dirigeants mondiaux d’élaborer des stratégies pour parvenir à des réductions importantes et rapides des émissions de pétrole et de charbon qui détruisent le climat. L’administration tente également de rétablir le Forum des économies majeures des États-Unis _ un groupe climatique créé par le président Barack Obama et relancé par M. Biden _ en tant que forum important pour les négociations internationales sur le climat.

La réunion de vendredi a fait suite à un sommet virtuel sur le climat à la Maison-Blanche en avril, qui a vu des dizaines de chefs de gouvernement _ représentant des alliés et des rivaux, et des grandes et petites économies _ faire des discours radicaux contre la nécessité d’agir contre les changements climatiques. La liste des participants de vendredi ne comprenait que neuf dirigeants : ceux de l’Argentine, du Bangladesh, de l’Indonésie, de la Corée du Sud, du Mexique, du Royaume-Uni et du Conseil européen, de la Commission de l’Union européenne et des Nations unies. La Chine, l’Inde et la Russie, avec les États-Unis, sont les nations qui émettent le plus de gaz nocifs pour le climat provenant de la production et de la combustion de pétrole, de gaz naturel et de charbon, et la participation de leurs dirigeants n’a pas été annoncée.

Les défenseurs du climat ont souligné l’importance de la coordination des États-Unis avec l’Europe et l’Asie pour un front commun visant à inciter la Chine, qui émet plus de fumées nocives pour le climat que le reste du monde développé réuni, à accélérer la réduction de son utilisation des centrales thermiques au charbon, en particulier. M. Biden, lors de l’ouverture publique des pourparlers par ailleurs privés, a également discuté d’un nouvel accord américain avec l’Union européenne visant à réduire les émissions de méthane des deux entités de près d’un tiers d’ici la fin de cette décennie. Le méthane est un puissant agent de dommages climatiques qui s’échappe par tonne d’innombrables plateformes pétrolières et gazières, de gazoducs qui fuient et d’autres installations.

La session de vendredi sera suivie d’une autre session à huis clos de 35 à 40 dirigeants mondiaux, qui sera présidée lundi matin par le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres et le premier ministre britannique Boris Johnson.

Crédit photo: AP.

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