Détection de la COVID-19: l’analyse des eaux usées peut être utile, selon l’INSPQ

Des scientifiques québécois soutiennent que la surveillance de la COVID-19 dans les eaux usées peut présenter un intérêt en santé publique pour détecter et interpréter la circulation de la maladie dans la population.

Dans un document transmis mercredi, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) écrit que la surveillance des eaux usées semble être un outil de vigie plus utile pour servir d’alerte précoce lorsqu’il y a augmentation rapide des cas, notamment lorsque l’intensité du dépistage clinique est réduite, comme c’est présentement le cas. Cependant, l’INSPQ signale que la surveillance dans les eaux usées en est à ses débuts et que davantage d’études et d’expériences sont nécessaires.

De plus, le document de l’Institut porte sur la littérature produite de novembre 2019 à février 2021. Il ne peut donc pas traiter de l’introduction des différents variants du virus de la COVID-19 ayant émergé depuis. Depuis le début de la pandémie de la COVID-19, des chercheurs de plusieurs régions du Canada ont entrepris de surveiller le contenu des eaux usées, observant la présence d’infimes traces du virus afin de suivre sa progression.

Le Dr Christopher Mody, un spécialiste des maladies infectieuses de l’Université de Calgary, a signalé récemment que les diagnostics par test PCR représenteraient à peine un sixième ou un huitième du nombre réel de cas et que cet écart pourrait croître avec les gens qui se fient aux tests rapides et ceux qui ne se font pas dépister. Le Dr Mody a alors souligné que l’analyse des eaux usées pourrait aider à pallier en partie le manque de données. À son avis, elle représente un outil extrêmement utile pour évaluer l’ampleur du fardeau de la maladie.

Au Québec, un projet pilote de six mois sur l’étude des eaux usées, financé par le Fonds de recherche du Québec, la Fondation Molson et la Fondation familiale Trottier, a pris fin au début du mois dernier. La professeure à Polytechnique Montréal, Sarah Dorner, a expliqué qu’il n’y avait plus de financement pour poursuivre. La professeure Dorner a signalé qu’avant l’expiration du projet, son équipe avait pourtant observé une augmentation rapide du SRAS-CoV-2 dans les eaux usées de Montréal.

Crédit photo: Pixabay LicenseLibre pour usage commercial, pas d’attribution requise.

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