Les 7 erreurs à ne pas commettre

Pendant ma pause, j’en ai profité pour réfléchir sur les thèmes futurs que j’aimerais aborder dans ces chroniques. Les concepts en finances personnelles font appel à plusieurs sciences. Les «maths» oui, pour savoir compter. Mais ils sont étroitement reliés aux sciences du comportement de la psychologie et de l’influence du marketing. Et aussi de l’influence de l’éducation reçue.

Que faites-vous dans une salle d’attente ? Moi, j’en profite pour lire des revues. Dernièrement j’ai été intrigué par cet article intitulé Devenez pauvre en 7 étapes faciles. Voilà quelqu’un qui propose des comportements à éviter. Je le trouvais intéressant de vous le partager, pour souligner la fête des Pères.

L’auteur situe d’abord l’âge critique de la valeur temporelle de l’argent. «Financièrement, tout se joue entre 15 et 30 ans: en raison des intérêts composés, un endettement élevé à cet âge ou un manque d’investissements génèrent des conséquences permanentes.»

Attendre avant d’avoir les moyens d’épargner

Épargner n’est pas une option dans la vie. On devra tous, un jour, arrêter de travailler et vivre de ses économies. Attendre d’avoir les moyens d’épargner revient à attendre de ne plus avoir de désirs. Si, à 35 ans, on n’a pas l’équivalent de deux ou trois années de salaire brut en investissements, on incarne probablement l’image d’un citoyen moyen ayant un taux d’épargne inférieur à 5%.

Associer l’épargne à la privation

Lorsqu’on épargne, on ne se prive pas; on décale dans le temps la satisfaction de consommer. Le bénéficiaire futur, c’est soi-même. Alors qu’en assouvissant sur-le-champ sa pulsion de consommer, on peut hypothéquer son avenir: une privation à long terme.

Consommer à crédit

La règle de base de la santé financière veut que l’on réserve le crédit pour l’investissement, ainsi on obtient un rendement grâce à l’argent emprunté. Si l’on doit s’endetter pour acheter un bien, mieux vaut alors se tourner vers le marché des biens usagés. La consommation de biens neufs est un luxe, pas un droit ni une obligation dans la convention collective de la vie contemporaine.

Négliger la nature de ses investissements

Un jeune travailleur qui met ses économies uniquement dans des placements garantis fait fausse route. Un placement à 2% de rendement ne vous enrichit pas puisqu’il rapporte en fait 0% par année si l’inflation est aussi de 2%. Après 25 ans, un placement de 50 000$ vaudra 100 000$ si le taux de rendement est de 2% et 384 000$ si celui-ci est de 6%.

Se fier au voisin

Un des plus grands sophismes en finances est de se dire: mon voisin a un revenu équivalant au mien, il se paie du luxe, donc je me paie ce luxe. Au Canada, ledit voisin a une dette de consommation moyenne de 21 312$ (en excluant l’emprunt hypothécaire) et son taux d’endettement frôle les 164% (en incluant le financement de la résidence). Comme modèle, on a vu mieux.

Négliger les petites dépenses

Que ce soit le café de la pause ou le repas de midi à la foire alimentaire, aucune dépense ne doit être prise à la légère. Chaque décision comporte une renonciation future. La pause-café à 3$ représente 720$ par année (3$ x 240 jours de consommation), soit possiblement plus de 150 000$ à 65 ans (en se basant sur un rendement annuel de 6 % sur une période de 45 ans).

Mépriser l’argent

On entend souvent dire: moi, je ne suis pas à l’argent. Façon polie de dire qu’on ne maîtrise pas ses dépenses, qu’on néglige ses investissements et qu’on ne maximise pas sa stratégie.

Peut-être que l’argent ne fait pas le bonheur, mais la pauvreté non plus! L’argent n’achète pas le bonheur, mais il contribue à le favoriser.
Source: Revue l’Actualité, article de Pierre-Yves McSween, comptable professionnel agréé, professeur et chroniqueur.

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