Vous payez les études de votre enfant? Trois questions à prendre en considération

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Nous voulons tous que nos enfants réussissent, et les études collégiales ou universitaires font souvent partie du chemin pour y arriver. Si vous soutenez financièrement votre enfant, déterminez ensemble le coût total de ses études. Tenez compte des dépenses importantes, comme les frais de scolarité et le logement, ainsi que des petites dépenses comme les manuels et la nourriture, sans oublier les dépenses discrétionnaires.

Comme les parents et les enfants partagent souvent l’investissement financier que représentent les études supérieures, il est important de discuter ouvertement de la façon de les financer et des responsabilités de chacun à cet égard. Ils doivent ensuite continuer la discussion sur la gestion responsable des dépenses, afin que les fonds suffisent à couvrir les frais associés aux études tout au long de l’année scolaire. Toutefois, avant de vous engager à contribuer financièrement à la vie étudiante de votre enfant, posez-vous les questions suivantes :

1. Combien ai-je épargné? Déterminez le montant que vous avez déjà épargné pour les études postsecondaires de votre enfant. Si vous avez l’intention d’utiliser votre REEE, adressez-vous à votre banque ou à votre conseiller financier pour savoir comment retirer des fonds et profiter au maximum du régime.

2. Quel montant mon enfant fournira-t-il? Assurez-vous que votre enfant contribue au financement de ses études. Il en tirera ainsi d’excellentes leçons sur l’épargne, le budget et la valeur de l’argent. Combien d’argent a-t-il épargné en occupant des emplois à temps partiel ? Encouragez-le à se renseigner sur toutes les sources de financement offertes, surtout les bourses d’études et les subventions. Si possible, il peut garder son emploi à temps partiel durant l’année scolaire pour couvrir une partie de ses dépenses courantes.

3. Combien puis-je me permettre de payer? Avant d’envisager de payer les études de votre enfant, assurez-vous d’avoir suffisamment d’argent pour la retraite. D’après le Sondage RBC 2017 sur l’autonomie financière à la retraite, près de la moitié des Canadiens de 55 ans ou plus estiment être « un peu en retard/encore bien loin » par rapport à ce qu’ils avaient prévu pour leur épargne-retraite. Vous n’aurez peut-être pas le temps de rattraper votre retard concernant vos cotisations de retraite, alors que votre enfant a de nombreuses années devant lui pour rembourser ses dettes d’études. Certes, personne ne souhaite que son enfant s’endette, mais le temps joue en sa faveur et il est important d’équilibrer vos objectifs.