Les ventes du iPhone 8 à 1300 $ sont « anémiques »

La Presse CanadienneVos finances

Le patron du plus grand fournisseur de services sans fil au Canada a indiqué jeudi que l’appétit des consommateurs pour le téléphone iPhone 8 d’Apple était « anémique », alors que le groupe de télécommunications se préparait à prendre, la semaine prochaine, les commandes pour le iPhone X.

Le chef de la direction de Rogers Communications, Joe Natale, a indiqué lors d’une conférence téléphonique, que son entreprise prendrait les commandes pour le « très dispendieux » iPhone X à compter du 27 octobre, et que les ventes auraient lieu à compter de la semaine suivante, le 3 novembre. Le iPhone X sera le modèle de téléphone intelligent d’Apple le plus dispendieux jusqu’à présent. Au Canada, il coûtera près de 1300 $.

Cependant, a ajouté M. Natale, la disponibilité de l’appareil restait « un point d’interrogation » et le plein impact de ces nouveaux appareils pourrait ne pas être ressenti avant le premier trimestre de 2018, ce qui vient s’ajouter aux inquiétudes entourant la faiblesse des ventes de produits Apple.

Des analystes ont attribué la timidité des ventes de iPhone 8 à la sortie imminente du iPhone X.

Près d’un mois après leur lancement, les iPhone 8 et iPhone 8 Plus ont obtenu aux États-Unis une part de deux pour cent du marché des appareils mobiles fonctionnant sous le système iOS d’Apple. En comparaison, les iPhone 7 et iPhone 7 Plus s’étaient emparés de cinq pour cent de ce marché l’an dernier au même moment, selon Localytics, une plateforme de réponse mobile qui analyse les taux d’adoption des iPhone.

Le iPhone 8 est disponible depuis le 22 septembre au Canada.

Au cours de la conférence téléphonique de jeudi, M. Natale a souligné que les services sans fil, plutôt que les ventes d’appareils, étaient la principale source de croissance de Rogers Sans fil.

Pour son troisième trimestre clos le 30 septembre, Rogers (TSX:RCI.B) a vu son bénéfice croître à 467 millions $, surtout grâce à la vigueur de ses activités sans fil et aux progrès de sa division du câble et d’internet.

Rogers Media a été la seule division à afficher une baisse de revenus. Ceux-ci ont cédé trois pour cent par rapport au troisième trimestre de 2016, pendant lequel Rogers avait profité du tournoi de la Coupe du monde de hockey.

Le bénéfice d’exploitation ajusté de la division des médias de Rogers a en outre reculé de 18 pour cent, essentiellement en raison d’une hausse de la masse salariale de l’équipe de baseball des Blue Jays de Toronto et d’une baisse des revenus liés à l’édition.

Au cours de la conférence téléphonique, un analyste a demandé si Rogers envisageait de vendre certains actifs jugés non essentiels à ses activités.

M. Natale a répondu que Rogers s’était engagée à étudier des « façons de mettre en valeur les actifs de son portefeuille, qu’il s’agisse des Jays ou de certains de ses autres investissements ».

« En ce moment, nous n’avons pas de plan à annoncer ou même à évoquer. Notre concentration se tourne, de façon très importante, vers nos activités de base. »

Le bénéfice net par action du troisième trimestre s’est établi à 91 cents, en hausse par rapport à celui de 220 millions $ , ou 43 cents par action, de la même période l’an dernier.

Après ajustement pour exclure les éléments non récurrents, Rogers a engrangé un bénéfice de 523 millions $, soit 1,02 $ par action, comparativement à un bénéfice ajusté de 427 millions $, ou 83 cents par action, un an plus tôt.

Les revenus ont totalisé 3,58 milliards $, un chiffre en hausse par rapport à celui de 3,49 milliards $ du troisième trimestre de l’an dernier.

Rogers a en outre révisé à la hausse la prévision de croissance de son bénéfice d’exploitation ajusté de 2017 et mise dorénavant sur une hausse d’entre cinq et six pour cent. Ses prévisions précédentes visaient une croissance de deux à quatre pour cent.

L’action de Rogers Communications a cédé jeudi 80 cents, soit 1,2 pour cent, à la Bourse de Toronto, où elle a clôturé à 66,05 $.