Fernand de Varennes, doyen de la Faculté de droit de l’Université de Moncton, a été nommé rapporteur spécial sur les questions relatives aux minorités par le Conseil des droits l’homme de l’Organisation des Nations Unies.

Fernand de Varennes s’exprimera en octobre prochain devant l’Assemblée générale des Nations unies à New York pour présenter son premier rapport. C’est une consécration pour celui qui a grandi Saint-Paul dans le comté de Kent.

L’Acadien a été choisi pour un mandat de trois lors d’une réunion du Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève le 26 juin. «Je suis ravi, ému et très honoré», lâche-t-il.

«Ça va être une expérience inouïe et inoubliable de pouvoir faire une contribution au niveau mondial.»

Le poste de rapporteur spécial sur les questions relatives aux minorités était occupé depuis 2011 par la Hongroise Rita Izsàk. Ce rôle consiste notamment à produire des rapports sur certaines questions d’actualité telles que la persécution des minorités religieuses, d’enquêter sur les violations et d’intervenir dans des situations d’urgence.

Lors de son mandat, Fernand de Varennes entend se préoccuper tout particulièrement de la question des droits linguistiques à travers le monde. Ses fonctions l’amèneront à visiter plusieurs pays pour y constater la situation sur place et recueillir des témoignages.

«Il est encore trop tôt pour en être certain, mais je crois que l’un d’eux sera le Cameroun, avance-t-il. Le pays connaît des tensions entre la minorité anglophone et la majorité francophone.»

En tant qu’expert indépendant, il aura aussi la charge d’étudier les plaintes de minorités ethniques, religieuses ou linguistiques qui jugent leurs droits bafoués. Ses recommandations seront ensuite soumises à l’Assemblée générale des Nations unies.

Le juriste se prépare dès à présent pour son entrée en fonction le 1er août. Il le reconnaît, jongler entre ses nouvelles fonctions et son activité de doyen ne sera pas chose facile.

«Ça va être difficile, il faut l’admettre, de cumuler les responsabilités des deux postes. À la fin juin 2018, je crois que ne pourrai pas continuer (comme doyen), il faudra que je me dévoue à mon nouveau poste. Ça va demander certains sacrifices et peu de vacances pendant une année.»

La candidature du doyen a été retenue parmi 17 dossiers. Il est convaincu que son profil de Canadien bilingue a joué dans sa nomination.

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