Nicolas Mallet, mannequin par hasard!

Martin RoyGens d'ici

Jeune ado, Nicolas Mallet ne savait pas trop ce qu’il allait faire dans la vie. Jusqu’à il n’y a pas si longtemps, ce touche-à-tout galérait d’une passion à l’autre – la danse et les arts du cirque notamment – sans pourtant se brancher. Les astres se sont toutefois alignés pour lui faire découvrir et aimer une carrière qu’il n’aurait pourtant jamais pensé embrasser: le mannequinat.

Il y a de ces hasards dans la vie qui, tout aussi troublants peuvent-il être parfois, nous donne une trajectoire salutaire et nous permet d’accomplir nos rêves.

Nicolas Mallet en sait quelque chose. Depuis environ quatre ans, l’Acadien âgé de 20 ans s’est découvert un véritable amour pour la mode et le mannequinat. Et par un hasard que lui-même n’aurait pas soupçonné.

«Nous marchions une amie et moi sur la 5e Avenue à Playa del Carmen quand tout d’un coup, elle a vu une annonce affichée sur la vitrine d’un magasin dans laquelle il était écrit que les responsables étaient à la recherche d’un jeune mannequin. Mon amie m’a littéralement attrapé par le bras et m’a traîné jusqu’à la boutique!», raconte Nicolas Mallet en riant au cours d’un entretien vidéo depuis le Mexique, où il demeure avec sa famille depuis quelques années.

S’ensuivit une rencontre avec le gérant dudit magasin – une franchise de la chaîne américaine de vêtements Hollister – qui, voyant son potentiel, l’a embauché sur-le-champ pour une séance photo.

– Gracieuseté
– Facebook

«Elles sont demeurées affichées jusqu’à tout récemment dans le magasin. Cette première expérience comme mannequin a eu un effet domino par la suite», souligne le natif de Caraquet et qui a grandi à Tracadie.

D’autres magasins l’ont par la suite sollicité, ainsi que d’autres photographes de mode. Lentement, Nicolas Mallet a commencé à construire son portfolio.

«Quelques mois plus tard, les contrats ont toutefois cessé pendant un petit bout de temps. Par contre, comme j’avais attrapé la piqûre pour être mannequin, je me suis demandé comment je pouvais pousser ça plus loin. C’est alors qu’un de mes amis photographes, Patrick, m’a proposé une autre séance de photos. J’en ai profité pour me familiariser avec l’autre facette du métier, derrière la caméra. Je ne voulais pas juste être un beau visage, je voulais aussi connaître les rouages de la photo».

Cette série de photos a fait tourner quelques têtes dans l’industrie. Quelque temps plus tard, il a fait une apparition remarquée sur le webzine de la boutique mode et de style de vie Akomplice. Certaines des photographies sont d’ailleurs toujours visibles sur le site internet de la compagnie.

«Je ne savais pas vraiment qui ils étaient avant de travailler avec eux. Je savais par contre qu’ils avaient plusieurs points de vente aux États-Unis et sur le web. Une équipe est venue récemment au Mexique et j’ai fait un contrat avec eux que j’ai beaucoup aimé.»

Ce que le jeune mannequin ignorait toutefois, c’est que les photos et l’article en découlant a été commandité par le Magnetic Magazine, un site web culture et art de vivre qui diffuse d’autres publications partout à travers le monde. Cet été, il s’envolera pour la France, où il a été invité à participer à des défilés ainsi qu’à d’autres séances photo qui le feront connaître un peu partout en Europe.

L’effet domino est donc reparti et ne semble plus prêt de s’arrêter, se réjouit Nicolas Mallet qui croit qu’au final, son destin était peut-être un peu écrit d’avance, dès sa plus tendre enfance.

«Quand j’étais petit, ma grand-mère me suggérait souvent des agencements de couleurs et d’accessoires. Des fois, j’avais peur ce qu’elle allait me sortir comme style, mais c’était toujours beau. Elle a beaucoup de goût», confie-t-il avec un large sourire.