Un second don de cheveux pour une jeune femme de Kedgwick

Jean-François BoisvertGens d'ici

Janissa Savoie a coupé ses longs cheveux bruns samedi dernier, un geste qu’elle n’avait pas posé depuis un très long moment. Le résultat, une queue de cheval de douze pouces qui servira à la confection de perruques destinées aux femmes atteintes de cancer.

Ce qu’il y a de particulier, c’est qu’à 16 ans seulement, la jeune femme de Kedgwick en est déjà à son second don de cheveux au profit de la Société canadienne du Cancer. Il y a cinq ans, elle avait entrepris une expérience similaire inspirée par sa tante qui luttait alors contre un cancer du sein. Cette fois, l’élève de l’école Marie-Gaétane récidive, mais simplement pour le geste.

«Je le fais afin de faire une différence dans la vie de quelqu’un atteint de cette maladie. C’est certain que je garde en tête les gens de ma famille qui ont été atteints de cancer, mais c’est vraiment pour aider une personne, quelle qu’elle soit, à se sentir mieux. À se sentir plus belle et plus en confiance alors qu’elle traverse une épreuve difficile dans sa vie», exprime l’adolescente en entrevue, soulignant qu’elle n’a aucune idée qui bénéficiera de son don.

Rappelons que pour faire un don de cheveux, ceux-ci doivent être en excellente condition, ce qui demande une bonne discipline…surtout lorsqu’on les fait pousser pendant cinq ans. «Il y a certains produits qu’on ne peut utiliser. On ne peut pas les teindre non plus. Le don comme tel requiert une longueur minimale de huit pouces, ce qui n’était vraiment pas un problème de mon côté», précise Janissa.

À eux seuls, ses cheveux ne parviendront pas à fabriquer une perruque. Il faut en effet de dix à quinze dons similaires pour parvenir à garnir suffisamment une perruque.

Pour ce qui est de Janissa, en dépit de son don, elle conserve toujours une longue tignasse. En fait, elle aurait probablement pu faire deux dons tellement sa chevelure était longue.

«Avant de les couper, je les avais dans le bas du dos. Maintenant, ils sont toujours sous mes épaules. Je vais probablement les laisser pousser encore et remettre un troisième don quand ils seront suffisamment longs. Tant que me faire couper les cheveux et le jeter dans la poubelle, j’aime aussi bien qu’ils en fassent profiter à quelqu’un», conclut-elle.