La magie de Baromé Savoie à Petite-Lamèque

Sébastien LarocqueGens d'ici

Quelque deux cents œuvres sculptées couvrent le Sentier magique de sculptures de Petite-Lamèque. Celles-ci, dont certaines dates de 1992, sont le fruit du travail de Baromé Savoie.

Natif de Pointe-Canot, M. Savoie a pris goût à cette pratique en voyant faire une famille du coin.

«À l’époque, j’ai vu ce que ces gens-là faisaient et je me suis que ça avait l’air amusant», se rappelle-t-il.

Ce qui est encore plus impressionnant, c’est qu’il est un autodidacte.

«Il y a eu des défis, confie-t-il. J’ai développé ma technique assez rapidement. On finit par trouver des trucs pour s’aider et mieux faire les choses.»

«Les défis sont intéressants, mais aujourd’hui ce n’est plus un problème. C’est devenu comme une routine.»

M. Savoie compte près d’une trentaine d’années d’expérience. Il a commencé à sculpter en 1992.

D’ailleurs, il est possible d’apercevoir sa toute première œuvre – un ours et son ourson – dans le parcours du Sentier magique.

Rien n’est toutefois possible dans un aspect fondamental, croit l’homme.

«Il faut être capable de visualiser l’œuvre dans son entièreté.»

C’est ainsi que naissent les œuvres. Devant une bûche bien simple, il faut d’abord être en mesure de déterminer ce qui peut ou ne peut pas être fait à partir de celui-ci.

Les pièces peuvent facilement prendre quelques jours avant d’être complétées.

«Ça dépend de la pièce, de la grosseur, des détails. Quand il y a plus de détails, ça prend plus de temps.»

C’est aussi une question d’habitude, souligne le sculpteur.

L’artiste s’intéresse aux animaux, aux scènes de la vie et aux personnages.

Le sentier magique – ouvert depuis 2012 – présente une variété de pièces uniques qui vont de petits porcelets, à des oiseaux et des personnages allant même jusqu’au village des Schtroumpfs.

Fait intéressant, les œuvres ont toutes une petite histoire derrière elle.

«Celle-là (un homme qui demande en mariage à sa femme alors qu’elle lui montre la porte), c’est un de mes amis qui m’avait dit que sa femme allait le mettre dehors s’il lui demandait de la marier! Ça m’a inspiré à faire ça.»

Pour réaliser ses sculptures, M. Savoie utilise principalement du cèdre et du pin. Tout dépend de la création qu’il veut faire.

«Je trouve que le cèdre est mieux pour faire des grosses pièces. Le pin est plus mou donc c’est mieux pour faire du laminer. C’est moins dur sur les ciseaux comme on dit.»

Par contre, le bois idéal c’est le bois qu’il retrouve sur les berges.

«Ce bois-là a été dans l’eau longtemps et ensuite il a séché sur le bord. Ça fait en sorte que bois va rester comme il est. Il ne va pas fondre parce qu’il est déjà usé.»

Baromé Savoie compte aussi des œuvres ailleurs que dans le sentier magique. Il y a en une à l’hôpital de Lamèque et une autre à l’église du même endroit, entre autres.