Lorsque Precious Abygail Dedam a participé à son premier concours de personnalité il y a six ans, elle ne s’imaginait jamais que sa passion lui permettrait un jour de poser les pieds en Chine.

Pourtant, Precious Abygail Dedam, d’origine mi’kmaq et acadienne, se trouve actuellement à Guangzhou, dans le sud de la Chine, pour représenter le Canada au concours Miss Landscapes International 2019. Les participantes proviennent d’une quarantaine de pays. Ce concours particulier met l’accent sur la cohabitation entre les êtres humains et la nature, une cause chère au coeur de Mme Dedam.

«C’est ma première fois à l’international. Depuis que j’ai commencé à participer à des pageants, j’ai voulu vivre cette expérience. C’est un rêve», explique-t-elle.

La jeune femme de Lagacéville, près de Néguac, a commencé à participer à des concours de personnalité il y a quelques années. Elle y a rapidement pris goût. En 2016, elle a notamment été la représentante des Maritimes au concours Miss Teenage Canada. Elle s’est classée au 5e rang et elle a obtenu le prix du choix du public.

«C’est ce concours qui m’a donné la plus grosse piqûre. J’ai tellement eu de beaux moments mémorables et je me suis fait des amies qui sont devenues comme des sœurs pour moi. Maintenant, partout où je vais, pas seulement au Canada, mais dans le monde entier, j’aurais une partie de ma famille quelque part. On crée des liens très forts. C’est incroyable.»

En Chine, elle espère remporter le titre de Miss Landscapes International. Sa participation a un peu été le fruit du hasard. Son agent est récemment devenu le directeur national de ce concours au Canada. Il se cherchait une participante avec de l’expérience.

«Je me sens choyée d’avoir été choisie.»

Même si le concours attire des participantes du monde entier, Precious Abygail Dedam estime que ses origines mi’kmaq et acadiennes apportent une perspective et une expérience unique à la table.

«En tant que Mi’kmaq, je trouve que ça me donne une meilleure perspective pour la beauté de la nature et ce concours tombe exactement dans cette branche. Nous voulons le bien pour la Terre, les animaux et les humains ainsi de bonnes relations entre ces trois éléments.»

«En tant qu’Acadienne, j’apporte ma joie de vivre et ma fierté à deux bras. J’explique à mes nouvelles amies qui sont les Acadiens. Je parle de nos accents, notre manger, la déportation, nos couleurs et notre fierté. C’est tout un choc pour elles d’apprendre à propos de nous.»

Même si ces concours sont parfois la cible de critiques, les avantages sont nombreux, dit-elle, que ce soit pour améliorer le côté social, prendre la parole en public, l’engagement communautaire, maîtriser l’anxiété ou encore, les nombreuses amitiés.

Après la Chine, elle ne sait pas où la vie va la mener. Elle sait seulement que son parcours a enrichi sa vie personnelle.

«Depuis que j’ai commencé, ma vie a complètement changé. J’ai toujours été bien entourée. J’ai fait partie du conseil étudiant à l’école primaire, j’ai été dans la chorale de l’école, etc, mais ceci est presque devenu un emploi non payé.»