Un couple poursuit la société d’aide à l’enfance de Hamilton, en Ontario, qu’il accuse d’avoir violé ses droits garantis par la Charte en faisant fermer son foyer d’accueil parce qu’il refusait de dire que le lapin de Pâques existait réellement.

Frances et Derek Baars, qui se décrivent comme des chrétiens « ayant une foi religieuse très forte », allèguent dans des documents déposés en cour que la Children’s Aid Society (CAS) a enfreint leur liberté de conscience et de religion, leur liberté d’expression et leur droit à être protégés de la discrimination.

Ils affirment que leur foyer d’accueil a été fermé parce qu’ils refusaient de dire à deux jeunes filles qui leur avaient été confiées que le lapin de Pâques existe réellement.

Ils estiment également que la CAS a inventé une fausse justification pour la fermeture, en prétendant qu’ils risquaient de faire de la discrimination contre un couple de même sexe intéressé par l’adoption en raison de leurs croyances religieuses. Les allégations du couple n’ont pas été prouvées en cour.

La CAS dit, dans une lettre envoyée au couple Baars, que l’objectif était de retourner les filles dans leur famille biologique et que M. et Mme Baars « n’acceptaient pas de respecter les souhaits des parents relativement à la façon de s’occuper des enfants ».

La lettre alléguait aussi qu’au moment où les deux filles ont été retirées du foyer des Baars, le couple avait parlé aux enfants « d’une manière qui n’était pas adéquate en raison de leur âge et qui ne respectait pas leurs besoins ».