Deux Indiennes sont entrées mercredi dans un site de pèlerinage qui a longtemps été interdit aux femmes âgées de 10 à 50 ans, déclenchant la fureur de prêtres hindouistes et de conservateurs.

La Cour suprême avait levé en septembre cette interdiction ciblant les femmes en âge d’avoir leurs menstruations, enchâssée dans la loi depuis 1972.

Malgré cette récente décision d’élargir l’accès au temple Sabarimala, dans l’État du Kerala, les femmes ont continué de s’y voir refuser l’entrée.

Mais deux femmes dans la quarantaine ont pu pénétrer dans le temple tôt mercredi, escortées par des policiers.

Des manifestations ont éclaté à travers l’État du Kerala et la police a fait usage de gaz lacrymogènes dans au moins un cas.

Mardi, plus de 5 millions de femmes ont formé une chaîne humaine de quelque 600 kilomètres afin de défendre l’égalité des genres, selon le parti communiste au pouvoir dans l’État du Kerala.

La Cour suprême a accepté de revoir sa décision plus tard ce mois-ci après avoir reçu une cinquantaine de requêtes en ce sens.

Les opposants affirment que le célibat de la divinité qui préside le temple, Lord Ayyappa, est protégé par la Constitution indienne et que les femmes de tous âges peuvent se recueillir dans d’autres temples. Certains hindous considèrent que les femmes qui ont leurs règles comme impures.