Un débat sur le code vestimentaire à l’Assemblée législative de la Colombie-Britannique a amené jeudi certaines femmes à se retrousser les manches pour protester.

Le sergent d’armes par intérim de la Chambre, Randy Ennis, a expliqué que des membres du personnel de son bureau avaient appliqué une règle vieille de plusieurs décennies sur la tenue vestimentaire appropriée à l’Assemblée législative. Plusieurs membres du personnel politique du gouvernement néo-démocrate de John Horgan ont déclaré que des agents du bureau du sergent d’armes leur avaient récemment rappelé qu’il était interdit de porter des vêtements à manches courtes à l’Assemblée législative _ et leur avaient demandé de se couvrir les bras.

En guise de protestation, au moins sept femmes journalistes portaient jeudi des vêtements à manches courtes. Le bureau du sergent d’armes a récemment distribué une brochure sur la conduite des membres des médias à l’Assemblée législative. La brochure stipule notamment que les hommes doivent porter la chemise et la cravate, mais on ne fait aucune mention d’un code vestimentaire pour les femmes. Le sergent d’armes Ennis a indiqué qu’il rencontrera le greffier de la Chambre pour discuter de la question et déterminer si une mise à jour du code vestimentaire serait nécessaire.

Au Québec, le président de l’Assemblée nationale, François Paradis, avait été interpellé en décembre par les tenues de la députée de Québec solidaire Catherine Dorion. Refusant de décréter « unilatéralement » une révision du code vestimentaire, M. Paradis avait renvoyé la question à un comité de réflexion sur une possible modernisation des règles et procédures parlementaires. En attendant, les députés masculins devront continuer à porter veston et cravate, tandis que leurs collègues féminines devront adopter une « tenue de circonstance ».