Des chercheurs du Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM) publient dans Nature Communications une étude qui lève le voile sur un mécanisme qui contribue probablement au faible taux de succès de grossesses dans certaines cliniques de fertilité.

Cette nouvelle information pourrait augmenter les chances des femmes d’avoir un bébé. Les cellules saines contiennent normalement un noyau dans lequel l’ADN contenant notre information génétique est conservé. Les embryons qui sont créés in vitro dans les cliniques de fertilité contiennent souvent des cellules avec deux noyaux. Encore aujourd’hui, de nombreuses cliniques de fertilité continuent de transférer ces embryons, appelés « embryons binucléés », dans l’utérus de la patiente. La première auteure de l’étude, la doctorante Lia Paim, a expliqué dans un communiqué que la recherche menée « sur des embryons de souris (montre) que la binucléation a des conséquences majeures ».

Fondamentalement, précise-t-elle, la présence de deux noyaux est un mauvais signe pour l’embryon, puisque cela augmente le risque que l’embryon développe un trouble appelé « aneuploïdie » qui altère sa santé et pourrait contribuer à l’échec des grossesses. Elle a dit espérer que ses travaux aideront les cliniques de fertilité à sélectionner les meilleurs embryons à réimplanter chez les patientes et ainsi augmenter les chances de certains couples d’avoir des enfants. Le nombre de personnes concernées par les problèmes d’infertilité a doublé depuis les années 1980. L’infertilité touche un couple canadien sur six.

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