Les aînés qui sont actifs physiquement semblent avoir une meilleure mémoire que les autres, indique une nouvelle étude canadienne.

L’étude publiée par des chercheurs de l’université ontarienne McMaster dans le journal Applied Physiology, Nutrition and Metabolism pourrait se révéler utile dans la lutte contre la démence, un problème qui touche quelque 500 000 Canadiens et qui devrait prendre de l’ampleur au cours des prochaines décennies. Les chercheurs ont recruté des dizaines d’aînés sédentaires, mais en bonne santé, âgés entre 60 et 88 ans. Pendant douze semaines, à raison de trois fois par semaine, certains ont participé à un programme d’entraînement par intervalles à haute intensité (HIIT) et d’autres à un programme d’entraînement continu à intensité modérée (MICT). Le groupe témoin n’a effectué que des étirements.

Le protocole HIIT comprenait des exercices de haute intensité sur un tapis roulant pendant quatre minutes, suivi d’une période de repos, tandis que le protocole MICT était composé d’une séance d’intensité modérée de 50 minutes. Les chercheurs ont constaté, chez les membres du groupe HIIT, une amélioration du type de mémoire qui permet, par exemple, de différencier une voiture d’une autre du même constructeur automobile ou du même modèle. Il s’agit de la deuxième étude publiée en deux ans à ce sujet par la professeure Jennifer Heisz, et les deux en viennent à la même conclusion. La professeure Heisz prévient dans un communiqué que les aînés qui commencent à s’entraîner plus tard dans la vie et qui souhaitent obtenir des résultats rapidement devront peut-être y mettre plus d’efforts.

S’il est important que le niveau d’entraînement soit adapté à la condition physique, ajoute-t-elle, il peut être facile d’ajouter de l’intensité à nos activités quotidiennes, par exemple en modifiant le trajet de nos déplacements à pied pour gravir une pente ou tout simplement en accélérant le pas entre deux lampadaires.

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