Le tiers des adultes soignés pour un cancer estiment avoir été mal renseignés au sujet des effets secondaires possibles de leur thérapie, révèle une nouvelle étude américaine.

L’enquête a été menée auprès de plus de 400 personnes pour le compte de l’American Society for Radiation Oncology. Trente-sept pour cent des patients soignés par radiothérapie auraient souhaité obtenir plus d’informations concernant les effets secondaires de leur traitement, contre 36 pour cent de ceux soignés par chimiothérapie et 34 pour cent de ceux qui ont eu besoin d’une intervention chirurgicale.

Plus le patient faisait état d’effets secondaires graves, plus il était susceptible de se considérer mal renseigné. Ainsi, 38 pour cent des patients qui rapportaient des effets secondaires intenses se sentaient mal informés, contre seulement 4 pour cent de ceux dont les effets secondaires étaient moins pénibles. Le tiers des patients soignés par radiothérapie ont dit que les effets secondaires liés à la perte d’énergie, à la fatigue et à la faiblesse étaient plus prononcés que ce qu’ils anticipaient. Les patients soignés par radiothérapie, par chimiothérapie et par chirurgie étaient plus susceptibles de se plaindre de ces effets secondaires que ceux soignés uniquement par radiothérapie.

Les patients auraient souhaité être mieux renseignés concernant les symptômes gastro-intestinaux et la fatigue associés à la radiothérapie et à la chimiothérapie. Ceux soignés en radiothérapie mentionnent aussi l’irritation de la peau et ceux en chimiothérapie les dommages aux nerfs. Ceux qui ont subi une intervention chirurgicale ont évoqué les dommages aux nerfs, la douleur et les engourdissements. Sur une échelle de 0 (effets secondaires minimes) à 100 (effets secondaires graves), les patients soignés en radiothérapie donnent un score moyen de 45, contre 47 pour la chirurgie et 63 pour la chimiothérapie. Entre 18 et 26 pour cent des patients auraient souhaité obtenir plus d’informations concernant les effets secondaires avant le début de leur traitement.

Les conclusions de cette enquête ont été publiées par le Journal of Oncology Practice.

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