La protection conférée par les casques de ski et de planche à neige n’est pas aussi complète qu’on pourrait le penser, prévient une nouvelle étude américaine.

Deux traumatologues ont examiné les dossiers des blessés graves transportés vers le Centre médical Dartmouth-Hitchcock, au New Hampshire, pendant une période de huit ans. Ils ont constaté que les skieurs et les planchistes qui portaient un casque étaient moins susceptibles de subir une fracture du crâne ou d’être blessés à la nuque, mais plus susceptibles d’être victimes de blessures graves, notamment une hémorragie cérébrale ou un traumatisme à la poitrine. Les chercheurs croient que les skieurs et planchistes qui portent un casque sont peut-être plus téméraires. Il pourrait aussi s’agir de skieurs et planchistes plus expérimentés, qui se trouvaient donc sur des pentes plus difficiles au moment de leur accident. Les victimes étaient ainsi plus à risque d’être tombées de haut ou d’être entrées en collision avec un arbre ou un autre objet.

Les chercheurs ont étudié les dossiers de plus de 700 patients blessés principalement sur les pentes du Vermont et du New Hampshire. Les auteurs de l’étude ont décidé de s’intéresser à cette question puisque les blessures à la tête n’ont pas diminué depuis dix ans, même si deux fois plus de skieurs et planchistes portent maintenant un casque. Des experts précisent que le casque n’est qu’un des éléments qui assurent la sécurité des skieurs et des planchistes, et que ces derniers doivent également tenir compte de leurs habiletés et des conditions du moment. Les conclusions de cette étude sont publiées par le Journal of Trauma and Acute Care Surgery.

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