Un médecin de la Colombie-Britannique met en garde contre l’utilisation inappropriée d’un instrument de cuisine dont le fonctionnement requiert du protoxyde d’azote, plus communément appelé gaz hilarant.

Selon une déclaration de Vancouver Coastal Health, le Dr Matthew Kwok dit avoir vu des patients au service des urgences de l’hôpital de Richmond qui ont intentionnellement inhalé le gaz et souffert par conséquent de psychose et d’effets neurologiques. L’oxyde nitreux est utilisé dans les cabinets de médecins et de dentistes pour la sédation et pour apaiser la douleur, mais ce gaz est également disponible dans de petites cartouches, appelées « whippits », qui sont attachées à un ustensile de cuisine employé pour fouetter de la crème.

Le docteur Kwok explique qu’il est possible de développer une dépendance à ce gaz, dont l’utilisation non médicale peut être « extrêmement dangereuse ». Dans le plus récent numéro la revue BC Medical Journal, Kwok rapporte qu’aucune agence au Canada ne surveille les surdoses non médicales de protoxyde d’azote, malgré les dangers posés par ce gaz si facilement accessible. Il demande un accès restreint à l’oxyde nitreux, des protections pour en minimiser les dégâts et une plus grande sensibilisation des professionnels de la santé et du public à l’utilisation du gaz hilarant hors d’un contexte médical.

« Lorsque des personnes se présentent à l’urgence avec des symptômes neurologiques inexpliqués, il est important que les cliniciens considèrent le protoxyde d’azote comme une cause possible », a déclaré le docteur Kwok. L’article paru dans le BC Medical Journal décrit le cas d’une femme âgé de 20 ans qui étaient en proie à des hallucinations, mais n’avait aucun antécédent de trouble psychiatrique ou même de maladie. Elle a toutefois admis consommer quotidiennement de l’oxyde nitreux et elle avait récemment augmenté sa dose.

« Il est également important que les utilisateurs sachent que l’emploi de ce produit en dehors d’un environnement médical supervisé peut entraîner de graves effets sur la santé », martèle le docteur Kwok.

Crédit photo: GreenZeb, Creative Commons Attribution.