Le premier ministre Justin Trudeau a déclaré à l’Assemblée générale des Nations unies que la seule distribution réussie d’un vaccin ne mettrait pas fin au combat mondial contre la COVID-19.

M. Trudeau a fait valoir jeudi que la grande inégalité entre les pays riches et pauvres, qui a été aggravée par la pandémie, doit également faire l’objet d’actions coordonnées. Les pays pauvres n’ont pas été en mesure d’augmenter leurs dépenses comme l’ont fait les pays développés pour atténuer les difficultés économiques que la pandémie a causées à leurs citoyens, a-t-il indiqué. « Bien sûr, notre collaboration ne peut pas s’arrêter à la distribution d’un vaccin. La pandémie nous a appris des leçons difficiles sur les inégalités, à la fois sur le plan intérieur et d’un pays à l’autre », a déclaré jeudi le premier ministre dans un discours vidéo enregistré pour plus de 100 dirigeants mondiaux et responsables lors d’une session spéciale de l’assemblée sur la reprise post-pandémie.

Les économies avancées ont dépensé plus de 20 % de leur PIB pour soutenir leurs citoyens pendant la pandémie, tandis que les économies en développement ont dépensé 8 % de leur PIB. « Alors que pour les économies les plus pauvres, ce pourcentage n’était que de 2 % », a indiqué M. Trudeau. La session de deux jours de l’ONU s’est ouverte alors que la course au développement d’un vaccin s’intensifie et que plusieurs voix réclament une distribution équitable des premières doses disponibles. « Nous sommes prêts à travailler avec nos partenaires et à aider les pays à faire face à une dette insoutenable, à se remettre de cette crise mondiale et à se reconstruire. Nous ne pouvons pas laisser tomber les plus vulnérables », a déclaré M. Trudeau. « La pandémie a creusé les inégalités et exacerbé les situations humanitaires. »

Il a souligné la contribution du Canada aux efforts internationaux pour distribuer des vaccins dans les régions les plus pauvres du monde, réitérant le message que pour que la COVID-19 soit complètement maîtrisée, elle doit être vaincue partout. Le premier ministre britannique Boris Johnson, le président français Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel et le président du Conseil européen, Charles Michel, devaient également prendre la parole dans le cadre de cette session extraordinaire.

Crédit photo: Justin Trudeau, mardi/PC.