Pourquoi pas maintenant?

On se questionne de plus en plus sur le sens de la vie, sa mission de vie ou sa raison d’être. Ces questionnements prennent tout leur sens et stimulent un éveil de la conscience. On a une vie entière (ou peut-être plusieurs vies) pour découvrir sa raison d’être. Que cette découverte ait lieu tôt ou tard est secondaire: c’est le trajet qui compte. Un trajet éprouvant, mais très illuminant.

Je crois que tous les humains partagent une raison d’être commune: aimer (universellement) et évoluer (comme être). Aimer et évoluer sont indissociables et forment un tout.

Il y a aussi la raison d’être plus individualisée. J’avoue que s’il existe une formule pour la discerner, je ne la connais pas. Je pense toutefois qu’en étant profondément et régulièrement à l’écoute de soi, on l’identifiera.

Voici les raisons d’être de quelques individus: être au service des autres, jouer de l’accordéon, s’unir à la nature, devenir parent de famille d’accueil, promouvoir les activités de plein air, étudier les séismes. Il n’y a rien de banal, rien d’inatteignable.

Existences troublées

Louis* affirme jouir d’une vie convenable tout en endurant un petit vide intérieur. Voici quelques phrases qu’il récite souvent: «Quand je serai à la retraite… je pratiquerai l’aménagement paysager.» «Quand je serai à la retraite… je ferai du bénévolat.» «Quand je serai à la retraite… j’irai visiter ma fille en Saskatchewan.» Il affectionne les arbustes et les haies. Il valorise l’engagement civique. Sa fille, qu’il aime beaucoup, l’invite régulièrement. Or, Louis a des contraintes de temps.

Les débuts de phrase de Louis démontrent une raison d’être embrouillée. Il ne croit pas avoir le libre arbitre de diriger sa vie. Cela ne veut pas dire «faire tout ce qu’il veut», mais plutôt «vouloir tout ce qu’il a (ou bien le changer, dans la mesure du possible)».

Il est très libérateur d’éliminer ce début de phrase («Quand je serai à la retraite») ainsi que toute phrase semblable. Cela inclut: «Quand je serai en forme… je me rendrai au sommet du mont Carleton.» «Quand je serai en couple… je pourrai m’inscrire au cours de danse de salon.» «Quand j’aurai plus d’argent… j’achèterai de la nourriture saine.» On peut éliminer la plupart de ces débuts de phrase restrictifs de son vocabulaire et ajuster (légèrement) ses pensées ou ses actions, sans délai.

Rita* ne voit plus de solution valide à ses graves problèmes financiers et familiaux. Les problèmes font boule de neige et elle se sent ensevelie. Même lorsqu’elle a de petites victoires, elle aboutit à une pente glissante, pénible. Dorénavant, elle ne voit plus le but de vivre. Elle considère sérieusement le suicide.

Rita ignore l’importance de sa présence dans ce monde. Si elle ressentait cela, la force et la patience de traverser les moments de souffrance surgiraient de son for intérieur. Elle pourrait apprendre à s’aimer elle-même et à prendre soin d’elle-même afin de se créer une base plus solide.

Quand on ne peut pas percevoir sa valeur comme être humain, on est en danger. En grave danger. On nage dans le mal-être; si on reste longtemps dans la partie profonde, sans apprendre à bien nager, la noyade devient une possibilité imminente. On n’est pas las de vivre quand on sent avoir sa place dans ce monde. Tant qu’une personne ne saisit pas qu’elle a effectivement une raison d’être ici (comme chaque être humain a d’ailleurs), le suicide risque de demeurer une option.

Où concentrer vos énergies?

Si vous vous sentez égaré, vous aurez tendance à suivre ce que les autres font ou ce que les publicités vous exhortent à faire; ainsi votre énergie sera éparpillée.

Voici un court extrait d’un livre de Strelecky qui signale ce gaspillage: «… si vous n’êtes pas en résonance avec ce que vous voulez faire, vous pouvez gaspiller votre énergie à faire plein de choses. Et lorsque les occasions de faire ce que vous voulez se présentent, il est possible que vous n’ayez plus la force ou le temps de les accomplir.» Cela m’est arrivé maintes fois! Et vous? Apprenons à mieux aimer!

Défi de la semaine

Quelles que soient les circonstances de votre vie, nourrissez une idée ou entreprenez une activité qui vous fera sentir un peu plus épanoui. Faites-le dès maintenant (SVP, n’attendez pas la retraite).
*noms fictifs

¹ Strelecky, J.P. (2009). Le Why Café (traduit par A. Williamson). Québec: Les Éditions Le Dauphin Blanc inc., p. 68.

logo-an

private

Vous utilisez un navigateur configuré en mode privé ou en mode incognito.

Pour continuer à lire des articles dans ce mode, connectez-vous à votre compte Acadie Nouvelle.

Vous n’êtes pas membre de l’Acadie Nouvelle?
Devenez membre maintenant

Retour à la page d’accueil de l’Acadie Nouvelle