En quoi vous ravitaillez-vous?

Acceptez-vous les paroles médisantes? Permettez-vous à votre corps d’absorber de sains aliments? Vous laissez-vous facilement influencer par la publicité? Nourrissez-vous votre âme avec des moments précieux de relaxation? Inspirez-vous suffisamment d’air frais? Les rayons de soleil vous revivifient-ils? Oubliez-vous de maintenir une bonne posture, à savoir d’aligner votre corps?

Au nom du mieux-être, nous devons nous approvisionner de bien plus que de la nourriture et de l’eau. En outre, il est important de discerner ce qui peut traverser nos frontières (corporelles et personnelles) de ce qui doit faire demi-tour. Je vais commenter quelques façons de faire (ou ne pas faire) le plein.

▸ Le pouvoir de nos paroles

Les pensées et les paroles sont très influentes. Les paroles négatives prononcées à notre égard ne sont pas obligées d’entrer chez nous. Nous pouvons choisir de ne pas être contrariés et répondre (à voix haute ou basse): «cela ne m’appartient pas» ou «non merci». Prenons garde, car les paroles dénigrantes viennent le plus souvent de nous-mêmes. Interdisons les « J’suis un imbécile!» et remplaçons-les par des «Je peux apprendre de cette erreur! »

▸ Ce que nous ingérons

Ingérer des aliments nutritifs simples, peu ou pas transformés, est une bonne façon de nourrir nos corps. Le corps sait comment s’y prendre quand on ingère des courgettes, des graines de citrouille ou des noisettes. Il est cependant moins outillé pour comprendre l’ingestion d’un petit gâteau commercial composé de 27 «ingrédients». Il n’y a pas de mal à déguster ces derniers aliments (omniprésents) et à apprécier leurs saveurs, pourvu que nous comprenions qu’ils n’ont pas la capacité de nourrir nos corps adéquatement.

▸ Fermer les yeux sur la publicité

Les affiches et annonces publicitaires peuvent être nuisibles si nous leur prêtons attention sans esprit critique. Que ce soit des photos de vedettes sur les magazines placés stratégiquement à la caisse du supermarché, des annonces cherchant à nous convaincre que nous avons besoin d’un produit tant convoité ou des vidéos de musique encourageant l’expression sexuelle chez les jeunes (et très jeunes), l’impact de la publicité est puissant. À propos, les publicitaires omettent de mentionner qu’ils se fichent de notre bien-être. Si nous nous retrouvons à fixer la publicité du regard avec un air d’envie, sans réfléchir, ils réussissent leur coup publicitaire. Houp-là!

Duane Elgin, un auteur qui s’intéresse au futur de l’humanité, élucide la façon dont la publicité gave notre conscience collective et favorise l’hypnose culturelle en octroyant une énorme importance à des préoccupations banales (par exemple la sorte de shampooing à utiliser). L’attention que nous portons alors à tous ces détails insignifiants déforme notre vision de la réalité et notre identité sociale.¹

▸ L’art (épineux) de changer une habitude

Mes chères épaules, qui sont obstinément renversées vers l’avant en ce moment, attestent qu’il est important d’envisager un changement à la fois, sans pression ni contrôle. S’il y a un comportement dans notre vie que nous souhaitons changer, tenter de le contrôler aura souvent l’effet contraire à celui recherché. Il est d’abord important de l’accepter pleinement. Le changement peut alors se faire de façon plus naturelle et durable. Cela sonne contradictoire, mais je vous assure que s’accepter pleinement ne veut pas dire s’abstenir de changer.

«J’ai toujours le dos arrondi, c’est insensé!» Je suis en mode contrôle. Je tente alors de contrôler le comportement. Je perdrai probablement la bataille. La critique n’est pas un catalyseur efficace de changement.

«Mon dos est très déterminé et aime la rondeur – et puis je l’accepte». Je suis en mode acceptation. Je pense toutefois que, si mon dos était droit de temps en temps, l’énergie passerait mieux dans mon corps, mes respirations seraient plus profondes et ma circulation plus fluide.

Le message du contrôle est très différent du message d’acceptation. Chose étonnante (j’avoue), l’acceptation de nos habitudes médiocres ouvre la porte au changement.

Nourrissons-nous de brises marines, de conversations stimulantes, de rêves, des odeurs de la forêt, d’éducation continue, de méditation, d’une partie familiale de ballon-chasseur, de sommeil profond et du don de soi. Comblons nos esprits!

(J’invite respectueusement vos partages et questions.)
¹ Elgin D. (1993). Voluntary Simplicity. New York : Quill, p.204.
Défi de la semaine

«Nourrissez» quelqu’un (une connaissance ou un étranger) en offrant des paroles ou gestes bienveillants, sans attentes, tous les jours. Ceci saura inévitablement vous nourrir.

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