S’impliquer pour appartenir à une collectivité vigoureuse

J’ai lu la «Capsule Inspiration Mieux-être» de la semaine (préparée par le Réseau mieux-être de la Péninsule Acadienne) avec inspiration; le réseau a choisi de souligner la Semaine nationale de l’action bénévole. J’ai réfléchi alors au besoin d’appartenance qu’a l’humain et le lien avec cette capsule.

L’implication communautaire, l’engagement civique, le bénévolat, l’appui à sa collectivité: toutes ces actions se canalisent et déploient une force étonnante sur nos communautés. Nous voulons tous appartenir à de fortes collectivités et nous avons le pouvoir d’assurer cette réalité. Je pourrais me leurrer et me dire: «Je n’ai besoin de personne».

Contrairement à plusieurs cultures, on a tendance ici (en Amérique du Nord) à placer l’individu avant la collectivité. Mais, bon gré, mal gré, on vit en interdépendance. La conscience de cette interdépendance favorise une collectivité généreuse qui donne à ses citoyens puis chaque individu fait partie de cet échange.

La reconnaissance de nos privilèges

Si l’on n’estime pas suffisamment sa communauté pour vouloir y donner de son temps, reconnaître ce que l’on reçoit de celle-ci est un bon début. La volonté de contribuer à la vitalité de sa communauté vient d’emblée lorsque cette reconnaissance s’établit chez soi. D’où marcher dans un joli parc, apercevoir une activité organisée pour enfants ou écouter de la musique d’un groupe jouant au centre-ville donne l’envie de redonner.

J’inscris mon fils à la maternelle dans une école de ma collectivité (et il a besoin d’une assistance supplémentaire) – c’est gratuit. J’ai besoin d’une chirurgie ou de consulter un psychiatre – c’est gratuit. Mon adolescent se présente à un centre d’emploi pour être guidé ou il va jouer au tennis en ville – c’est gratuit. Je me rends à la bibliothèque municipale afin d’utiliser l’ordinateur et emprunter 18 livres pour un projet – c’est gratuit. J’habite un village sécuritaire et pacifique – c’est gratuit – et je n’ai pas à glisser de pots-de-vin aux policiers. Nous jouissons d’innombrables privilèges.

Comment vous impliquer?

• Vous faites de la charpenterie? Vous pouvez approcher un centre de jeunes afin de savoir s’il y a un adolescent qui bénéficierait d’un jumelage.

• Vous valorisez la lecture? Vous pouvez accompagner un élève dans une école ou un adulte dans un programme d’alphabétisation.

• Vous jouez de l’harmonica? Vous pouvez devenir membre d’un comité qui promeut la musique ou bien aller jouer quelques mélodies à une garderie.

• Vous cuisinez de bons ragoûts? Vous pouvez en apporter un à un refuge pour les sans-abri et partager votre recette.

• Vous êtes brave devant les seringues? Vous pouvez donner du sang.

• Vous peignez? Vous pouvez repeindre un mur du centre communautaire désuet (et vert pâle).

• Vous suivez les festivals de votre région? Vous pouvez contribuer à leur planification.

• Vous êtes fasciné par la diversité des mœurs? Vous pouvez entrer en contact avec une association multiculturelle afin d’accueillir de nouveaux arrivants.

• Vous sculptez? Vous pouvez offrir une sculpture à un organisme à but non lucratif afin de le parer d’un œuvre local.

• Vous jouez au baseball? Vous pouvez gérer une équipe ou organiser des parties récréatives.

• Vous aimez l’informatique? Vous pouvez assurer l’entretien du site web d’un groupe caritatif.

Appartenance

Le besoin de base d’appartenance (c’est-à-dire d’être soutenu, validé et entouré) est légitime. Ce sentiment d’appartenance peut se traduire par l’amitié, l’adhésion à un groupe, la participation à sa collectivité ou autres. Sentir que l’on fait partie d’un clan est important pour son bien-être.

Si un citoyen juge vivre dans une communauté mal en point, il est peut-être mal en point lui-même; il risque de se sentir opprimé. Chaque individu, sans exception, est utile dans une collectivité et peut apprendre à tisser des liens.

Petits bénévoles

Je lis présentement un livre sur comment élever des enfants qui se sentent concernés et qui contribuent. Les auteurs misent sur trois C: Compassion, Courage et Communauté. Sans cette combinaison, il est facile de se perdre dans tout ce que l’on désire recevoir au lieu de regarder ce que l’on peut donner.

En revanche, si notre Compassion envers autrui est appuyée par le Courage d’agir, au lieu de passivement rester à l’écart, nous aurons la chance d’occasionner un changement positif dans notre Communauté.¹ Redonnons ce que nous prenons – et plus! (J’invite respectueusement vos partages et questions.)

Défi de la semaine

Si l’envie de vous plaindre de votre collectivité vous saisit, ressaisissez-vous! Finies les critiques sans action! Cherchez plutôt une solution. Apportez une proposition proactive.
¹Kielburger, C., Kielburger, M. et Page, S. (2010). The World Needs Your Kid. Toronto: Me to We Books.

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