Tout récemment, en feuilletant la revue Canadian Medical Association Journal, je me suis arrêté sur une étude scientifique qui abordait le problème de l’obésité.

Les Nord-Américains remportent la palme haut la main, et ce, à l’échelle planétaire s’il vous plaît. Les Américains, toujours à l’affût d’être «The best in the world» n’ont pas «échappé la balle» à ce chapitre.

Après tout, parlant de balle; suffit d’écouter le baseball et on parle de World Series, quoique que les seules équipes qui y participent soient tous américaines sauf nos Blue Jays. Qu’à cela ne tienne, cette quête constante de briller à l’échelle mondiale les propulse hélas, vers les honneurs incontestés de «Obese Champion». Évidemment, ceux parmi nous qui avons séjourné chez nos voisins du sud sommes en mesure d’affirmer que les Américains ont dépassé le stade de «dodu» depuis belle lurette.

Cependant, ne nous réjouissons pas trop vite; le Canada se remplume, comme le mentionne la Chaire de recherche sur l’obésité de l’Université Laval: «Selon les données publiées par Statistique Canada pour l’an 2005, le pourcentage de Canadiens entrant dans la catégorie des obèses a presque doublé entre 1978 et 2005, passant de 13,8% à 24,3% de la population adulte, soit une personne sur quatre. Lorsque les personnes faisant de l’embonpoint sont incluses, 60,9% des hommes et 43,7% des femmes faisaient face à un risque accru pour la santé en raison d’un excédent de poids».

Le Nouveau-Brunswick est parmi les provinces canadiennes où le taux d’obésité et d’embonpoint est le plus élevé. Sédentarité et malbouffe sont incontestablement les facteurs aggravants.

En 1968, le Dr Kenneth Cooper, éminent chercheur américain, s’est penché sur les bienfaits de l’exercice physique; plus précisément sur un système de pointage permettant à un individu de remplir sa fiche d’exercice hebdomadaire sans contrainte excessive.

Son livre Aerobics, paru en 1968 et consacré best seller, a pour ainsi dire révolutionné notre approche au conditionnement physique. De nombreux ouvrages ont suivi et la liste des adeptes de cette philosophie sportive s’est sans cesse accrue.

Initialement, les sportifs étaient de fermes croyants que plus l’exercice était intense, meilleur étaient les bienfaits. Or, de nombreuses études soutiennent désormais le contraire. Le Dr Cooper a dressé un important bilan d’athlètes amateurs et professionnels qui ont écopés de décès prématurés suite à des entraînements extrêmes. Modération, constance dans l’exercice, bonne alimentation, diminution du stress et suivis médicaux réguliers sont les maximes d’une bonne santé.

Grosso modo, voici les paramètres du système de pointage Cooper. Nul besoin de courir en plein midi sous un soleil de plomb pour être en forme et perdre du poids. Faites l’exercice que vous aimez en consultant la liste de point. Par exemple: un mille (1,6 km) de marche vous donne 3 points; un dix-huit trous de golf, 3 points; 16 km de bicyclette à une vitesse moyenne, 8 points; un demi mille (800 m) de natation, de 3 à 11 points dépendant de la vitesse; saut à la corde durant 10 minutes, 3 points; deux heures de tennis, 3 points; une heure de ski de fond, 4 points. Du yoga, au trampoline, aux poids et haltères, aux machines d’exercice du gymnase, tout y est. Votre total pour une semaine doit compter 30 points.

Ce système qui remonte à près de 50 ans vaut toujours son pesant d’or et aucun scientifique n’a pu ébranler les bases sur lesquels repose le traité intitulé «Aerobics» du Dr Cooper.

L’équipe nationale brésilienne de soccer, soucieuse du conditionnement de ses athlètes, a ajouté un mot dans la langue portugaise: le coopering. Simple réalisation des portées internationales des résultats concluants des recherches de ce scientifique américain.

En exécutant une marche rapide de 5 km à raison de 4 fois semaine durant un an, un individu affichant un excédent de poids perdra environ 16 livres (7,25 kg).

Les Européens sont davantage plus minces et sveltes que les Nord-Américains. La démographie en est un peu responsable. Nombreux sont ceux qui habitent d’anciennes villes surpeuplées et dépourvues d’espace de stationnement pour automobiles. Ainsi, il n’est pas rare pour les Européens de se déplacer à pied ou à bicyclette pour faire leurs courses et leurs emplettes.

Bon nombre de personnes souffrant d’embonpoint adoptent des mesures d’exercice draconiennes qui trop souvent se soldent par un abandon. La constance et le plaisir à faire un exercice sont les deux éléments clés qui conduisent au succès. Choisissez une activité qui vous plaît, comptabilisez vos trente points et observez une diminution de la masse graisseuse au profit d’une musculature mieux définie.

Le monde médical confirme le lien étroit entre l’excédent de poids et de nombreuses maladies, dont les cancers, le diabète, les problèmes cardiovasculaires et rénaux, pour n’en citer que quelques-uns.

Éloignez-vous de la malbouffe. Renseignez-vous auprès du Guide Alimentaire Canadien pour une saine alimentation.