Il y a quelques semaines, on a eu la chance de visiter deux musées passionnants dans la région Chaudière-Appalaches au Québec: le Musée de la mémoire vivante à Saint-Jean-Port-Joli et le Musée Maritime du Québec à L’Islet. Tous deux situés aux abords du fleuve Saint-Laurent, ils racontent à leur façon l’histoire de la région. Et ils n’ont rien des musées traditionnels. Dans les deux cas, on fait plus que nous raconter l’histoire, on nous la fait vivre.

En toute honnêteté, on ne visite que très rarement des musées lors de nos voyages. On ne se le cachera pas, les musées traditionnels nous ennuient un peu. La découverte de ces deux musées a toutefois suscité chez nous un questionnement. Loin de prétendre être des experts en muséologies, nous nous sommes tout de même demandé ce qui faisait qu’on aimait ou non un musée.

Depuis quelques années, «l’expérience du visiteur» est devenue le mot d’ordre dans le domaine touristique. Dans un monde où tout est «instantané», de nos repas jusqu’à nos conversations, on veut que ça bouge, et vite! L’histoire on veut la vivre, la nature on veut la toucher, l’art on veut la créer. Et ça, plusieurs musées semblent l’avoir compris. Au Musée maritime du Québec par exemple, les jeunes (et les moins jeunes) deviennent capitaines ou moussaillons en apprenant à hisser les voiles ou à faire un nœud marin. Le Musée de Moncton, récemment réaménagé, semble avoir adopté une approche similaire dans son Centre de découvertes des transports. Et pour maman et papa, des musées comme le Scotch Whisky Experience à Édimbourg ou le Guiness StoreHouse à Dublin vous permettent d’apprendre tout en dégustant!

À l’époque numérique dans laquelle ont vit, on ne peut pas non plus faire abstraction des nouvelles technologies. Ça aussi, les musées semblent l’avoir compris. Au Musée canadien de la nature à Ottawa par exemple, les panneaux explicatifs ont été remplacés par des stations interactives avec écrans tactiles. On peut alors écouter le bruit que font les animaux marins, jouer au paléontologue ou encore participer à la création de différents minéraux. Ailleurs, comme au Musée du Louvres à Paris, la visite se fait à l’aide d’un Nintendo 3DS qui vous offre des visites guidées sur mesure. À plus petite échelle, le musée Boréalis à Trois-Rivières se sert de iPhone pour son parcours urbain « Premier ‘Shift’ ». Ici, vous serez transporté, en partie virtuellement, dans l’univers du premier quart de travail d’un employé de la Canadian International Paper.

Cela nous amène à vous parler du Musée de la mémoire vivante situé à Saint-Jean-Port-Joli. Ici, les objets jouent un rôle secondaire. Sorte de musée 2.0, c’est devant un écran d’ordinateur qu’on découvre la vie des Québécois du siècle dernier.

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Des milliers de témoignages sont mis à la disposition du visiteur. On écoute une mère de famille nous parler du rationnement en temps de guerre, ou encore un homme nous raconter comment on fêtait Noël au temps de sa jeunesse. On part à la rencontre des gens du Québec, on les écoute (littéralement) nous parler de leur vie quotidienne. Pour vous dire vrai, nous n’avons jamais croisé un musée de ce genre nul par ailleurs et c’est sans doute pour cette raison qu’il nous a autant fasciné.

Bien sûr, chacun vit son expérience différemment. Et nous sommes loin de dire qu’il s’agit là des seuls musées intéressants à visiter. Bien au contraire!  Nous espérons cependant que ce très court tour d’horizon vous donnera envie de visiter un musée lors de vos prochains voyages.