Bien que le mot flexitarien (m.) ou flexitarienne (f.) existe déjà depuis longtemps dans le vocabulaire des végétariens à temps partiel, il vient tout juste de faire son entrée dans Le Robert, aux côtés de «açaï, biscôme, ciabatta, combava, cromesquis, fonio, granola, oolong, rooisbos et spritz».

Cette reconnaissance linguistique signifie que le nombre significatif de flexitariennes et de flexitariens partout dans le monde justifie son adoption.

Que signifie ce mot nouveau?

Selon le Petit Robert, flexitarien signifie «qui limite sa consommation de viande, sans être exclusivement végétarien». Le terme est un «mot-valise», c’est-à-dire qu’il fusionne au moins deux mots existants: «flexible» et «végétarien».

Plus généralement, le flexitarien ou la flexitarienne pratique le flexitarisme. Le flexitarisme est la «pratique qui consiste à réduire considérablement de son alimentation sa consommation de viande».

Bienfaits du flexitarisme

Le flexitarisme offre de très nombreux avantages. En plus d’être un excellent choix pour la santé, ce mode d’alimentation bien connu s’apprivoise facilement, puisqu’il allie la souplesse et les compromis. La personne ne se sent donc pas prise au dépourvu si elle doit consommer de la viande. La pratique a aussi des répercussions positives sur la santé: une réduction des risques de maladies cardio-vasculaires, de cancers, d’obésité, d’hypertension artérielle et de diabète.

La personne qui pratique le flexitarisme réduit également son empreinte sur l’écologie et les animaux, puisque l’élevage, on le sait, contribue à la dégradation de l’environnement, sans oublier parfois les cas de maltraitance des animaux. On fait donc d’une pierre deux coups!

Contrairement à ce que l’on peut croire, la personne qui pratique le flexitarisme jouit d’une alimentation très variée et équilibrée. Il semblerait même qu’en choisissant ce mode d’alimentation, elle consomme davantage d’antioxydants, de fibres, de vitamines et de minéraux, et moins de gras saturés et de gras trans que la personne qui favorise principalement les produits ultratransformés et de sources animales.

Bien beau tout ça, mais par où commencer?

Voici quelques trucs pour réussir sa transition vers le flexitarisme:

  • Ouvrez vos horizons! Le flexitarisme permet de penser autrement qu’au traditionnel repas «viande-patates-légumes».
  • Lorsque vous planifiez votre menu, établissez d’abord quelle sera votre protéine végétale. Optez par exemple pour une salade de légumineuses marinées, des galettes de pois chiches, du tofu du Général Tao, de la fajita au seitan, du tempeh au sirop d’érable ou de la salade d’edamames.
  • Ensuite, choisissez votre féculent (pomme de terre, patate douce, riz, quinoa, pâtes, etc.) et vos légumes. Vous voilà devant un repas équilibré et… végétarien.
  • Réservez la viande uniquement aux repas de circonstance: rôti du dimanche en famille, jambon de Pâques, dinde de Noël, steak estival sur le grill, côtes levées, club sandwich, etc. Les autres jours, optez plutôt pour des protéines végétales.
  • Pratiquez le lundi sans viande. Si le lundi ne fait pas votre affaire, choisissez une autre journée de la semaine pour préparer un repas sans viande. N’hésitez pas à visiter le site internet de «La campagne du lundi sans viande». Vous y trouverez des recettes et diverses ressources qui vous motiveront à opter pour le flexitarisme, voire le végétarisme!

Voilà autant de bonnes raisons et d’idées pour adopter un menu mettant les végétaux à l’avant-plan! Et si vous avez besoin d’idées, n’hésitez pas non plus à communiquer avec moi. Mes nombreuses lectures sur le végétarisme et le végétalisme me permettent de dire que je suis en mesure de très bien vous conseiller.

Au plaisir!