«Que l’on s’efforce d’être pleinement humain et il n’y aura plus de place pour le mal.» – Confucius

Petit manuel de sagesse universelle» Ce sous-titre, d’un livre écrit par Yu Dan, m’a captivée dès que je l’ai entrevu. Le titre s’est ensuite exposé: Le bonheur selon Confucius. Je savais que Confucius avait été un grand sage, philosophe et éducateur chinois il y a plus de 2500 ans (de la même époque que Bouddha et Lao Tseu).

Mes enfants ont un livre sur Confucius Un bon exemple d’honnêteté d’une excellente vieille collection d’histoires vraies. L’étendue de mes connaissances à son sujet s’arrêtait là. Quoi qu’il en soit, le mot «universelle» m’a donné envie de savoir comment la vision du bonheur de Confucius pourrait s’appliquer à notre réalité, aujourd’hui, en Occident. Je me réjouis lorsqu’un auteur contemporain réussit la prouesse de nous présenter une ancienne pratique ou idéologie marquante d’une façon qui fait écho à notre temps. En grande partie tirés de cette lecture, voici des soupçons de principes confucéens qui sont liés au mieux-être individuel et sociétal.

Confucius a profondément marqué l’histoire chinoise et ses idées morales et ses politiques continuent d’influencer le monde aujourd’hui. Je tiens à souligner que la pensée confucéenne, qui est profondément humaine, dépasse les frontières de la Chine. Elle nous inculque, entre autres, l’intégrité, la tolérance, la modestie et la voie vers une société harmonieuse: voilà des enseignements intemporels.

Responsabilité sociale

Voici une histoire que raconte Yu Dan:

Un jour où il [un homme] passait devant un immense chantier de construction, il vit une foule d’hommes dégoulinants de sueur qui transportaient des briques sous un soleil ardent.

Il avisa l’un d’eux et lui demanda: «Qu’est-ce que vous faites?»

L’homme répliqua, d’un ton rogue: «Vous ne voyez pas? Charrier des briques, c’est un boulot très pénible!»

Il posa la même question à un deuxième ouvrier. Beaucoup plus placide que le premier, celui-ci rangea soigneusement les briques qu’il portait, et, après un dernier coup d’œil à sa pile, répondit: «Je construis un mur.»

Il interrogea ensuite un troisième travailleur. Jovial et affable, ce dernier posa son fardeau, s’essuya le front et, relevant la tête, dit avec une grande fierté: «Nous bâtissons une église.»¹

En transcendant la réussite individuelle, ce troisième ouvrier cherchait à atteindre une œuvre bien plus grande.

J’ai déjà entendu quelqu’un, en faisant référence au confucianisme, faire un parallèle entre la société et un grand orchestre. Chaque musicien a un rôle important, sa partition à jouer, afin que tout sonne juste. Confucius misait beaucoup sur la justesse – et la justice aussi – et répandait l’importance de contribuer activement au bien de la société.

Études

Confucius, un maître érudit, insistait sur l’importance de s’instruire afin d’améliorer son esprit et d’aspirer à être la meilleure version de soi. Le but de s’éduquer ne serait pas pour impressionner les autres ni pour obtenir un avantage personnel (tel qu’un emploi convoité). L’éducation servirait plutôt d’outil pour trouver sa place dans la société, assumer ses responsabilités envers celle-ci et définir son rôle dans sa vie. Le perfectionnement de soi ne serait donc pas égoïste, car cela permet à chacun de mieux servir la société.

Junzi

Junzi. Ce charmant mot chinois désigne bien le concept de la personne idéale selon Confucius: une personne d’une parfaite intégrité personnelle. On définit junzi également ainsi: personne honorable qui tend vers l’humanité. Le junzi suit un chemin éthique et comprend ce qui est moral. Il ne prend guère de raccourcis et ne passe pas ses journées à s’occuper uniquement de ses «affaires». Parfaite intégrité personnelle. Facile comme tout! Euh… Il s’agit plutôt d’un travail enrichissant de toute une vie.

Bonheur

Confucius résumait le bonheur ainsi: trouver la paix en soi-même. Paix intérieure = bonheur. J’y crois vivement. On n’a pas à courir après le bonheur – la clé est là, à l’intérieur de soi. Confucius expliquait aussi qu’être honnête avec soi et avec les autres mène à la paix intérieure. Honnêteté = paix intérieure = bonheur. Oui, mes formules sont un peu simplistes, mais je vois quand même le bien-fondé de celles-ci!

Cultivons le junzi en nous!

J’invite respectueusement vos partages et questions.

¹Yu, D. (2009). Le bonheur selon Confucius. Paris: Belfond, p.143.

Défi de la semaine
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