Voyage – L’Istrie et ses trésors

Marie-Michèle Doucet et Michaël PaulinStyle de vie

Lorsque nous avons commencé la préparation de notre séjour en Croatie, on ne connaissait rien de la région de l’Istrie, une petite péninsule qui se trouve au nord-est du pays. Si Dubrovnik et Split sont devenues des destinations de choix pour les touristes qui visitent la Croatie, l’Istrie est encore considérée comme l’un des secrets les mieux gardés du pays. Mais nous n’avons aucun doute qu’elle rivalisera bientôt avec ses consœurs du sud.

Petite péninsule située au nord-est de la Croatie, l’Istrie est bordée par la mer Adriatique. Ici, plages paradisiaques et paysages montagneux se côtoient. Un petit coin de paradis que les touristes européens commencent à découvrir, mais qui restent encore peu fréquenté par les voyageurs canadiens.

Pour notre séjour, c’est dans la petite ville côtière de Rovinj que nous avons posé nos valises. Considérée comme l’une des «perles cachées d’Europe», Rovinj est absolument magnifique.

Avec ses oliviers et ses collines, la campagne istrienne rappelle la Toscane. – Gracieuseté

Fondée à l’époque romaine, la ville de Rovinj appartiendra ensuite à la République de Venise (de 1283 à 1797) puis à l’Empire Autro-Hongrois, puis au Royaume d’Italie. Après la Deuxième Guerre mondiale, en 1947 pour être exact, l’Istrie sera cédée à la Yougoslavie puis deviendra officiellement croate avec l’indépendance de la Croatie en 1991. C’est donc cette riche histoire que nous racontent ses ruelles tortueuses et ses édifices de pierre. Aujourd’hui, il s’agit d’une jolie ville de pêcheurs. Les lèves-tôt pourront d’ailleurs les voir revenir avec leurs prises du jour.

Rappelant la Toscane avec ses oliviers et ses villages perchés au sommet des collines – certains la surnomment même la Toscane croate -, la campagne istrienne est absolument magnifique. Largement rurale – sa plus grande ville, Pula, compte à peine 60 000 habitants – l’Istrie semble avoir gardé une certaine authenticité qu’ont perdue certaines régions toscanes.

Sur la route, on croise Motovun, un petit village au patrimoine historique extrêmement riche et où chaque pierre a son histoire. La légende raconte d’ailleurs que Motovun aurait été construite par des géants à partir de pierres recueillies dans la vallée de la rivière Mirna qui se trouve tout près. Aujourd’hui, on peut toujours marcher sur les remparts construits en 1278 (mais aucun signe des géants!). Lors de votre visite, ne manquez pas de vous arrêter au restaurant Konoba Mondo classé parmi les meilleurs restaurants au monde par le NY Times.

On surnomme Grožnjan la «cité des artistes». – Gracieuseté

Un peu plus loin, on fait un arrêt au village de Grožnjan situé à une quinzaine de kilomètres au nord de Motovun. Surnommé la «cité des artistes», ce village accueille chaque année des artistes de la région et des quatre coins du monde. En été, ses ruelles se transforment en véritables galeries d’art.

Et pour ceux qui, comme nous, sont de grands gourmands, vous serez sans doute heureux d’apprendre que les forêts d’Istrie regorgent de truffes, ce champignon dont la rareté et le goût raffiné font de celui-ci l’un des joyaux de la gastronomie. Nous avons bien sûr sauté sur l’occasion de goûter à cette perle rare. Alors, est-ce que les truffes en valaient vraiment le coup (et le coût)? Notre réponse est unanime: Oui! En plus, nous y étions en pleine saison de la truffe blanche: la plus rare et la plus dispendieuse.

Mais, ça goûte quoi la truffe, me demandez-vous? C’est un goût qui est difficile à décrire. On parle souvent d’un goût terreux qui rappelle la forêt. Mais ce qui importe c’est que c’est bon n’est-ce pas?