Voyage – Quand histoire rime avec voyage

Marie-Michèle Doucet et Michaël PaulinStyle de vie

Vous vous êtes peut-être rendu compte par nos chroniques que nous sommes deux passionnés d’histoire. Mais ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que je suis moi-même historienne de profession.

Quand je dis aux gens que je suis historienne, on me regarde souvent avec un drôle d’air. Je suis la première à l’admettre, ce choix de carrière n’est pas particulièrement en vogue en ce moment. Si plusieurs personnes s’empressent de me dire qu’ils adorent l’histoire, dans la majorité des cas je me heurte à la même question: «Devenir historienne? Mais pourquoi?»

Mettons d’abord les choses au clair. Non, je ne passe pas mes journées à mémoriser des dates! Oui, j’adore les livres et les bibliothèques! Eh oui, j’éprouve un réel plaisir à fouiller les archives et à tomber par hasard sur une lettre privée signée par Marie Curie ou Albert Einstein (oui, oui, ça m’est déjà arrivé). Mais plus que tout, si je suis historienne, c’est que je vois l’histoire partout: même dans mes céréales le matin! Et je suis chanceuse d’avoir trouvé un conjoint qui partage ma folie.

Pourquoi je vous raconte tout ça? Parce qu’aujourd’hui, je veux vous parler d’une autre facette de la vie d’historienne, d’une facette qui cadre parfaitement avec le thème de ce blogue. Je veux vous raconter comment être historienne m’a permis de voyager. Et, je ne parle pas ici de voyager dans le temps grâce à mes archives.

Quand on est historienne, on visite souvent des centres d’archives. À première vue, ça peut vous paraître ennuyeux, mais laissez-moi vous dire que certains de ces centres se trouvent dans des endroits fascinants! En fait, c’est comme ça que je me suis trouvée à passer une semaine à l’Office des Nations unies à Genève en Suisse, ou encore à séjourner plusieurs mois à Paris.

Vue depuis ma salle de conférence au palais Ca’Foscari à Venise. – Gracieuseté

Être historienne, c’est aussi participer à des conférences aux quatre coins du monde. Bien sûr, certains de ces voyages sont plus marquants que d’autres. C’est le cas par exemple de ma toute première conférence à l’internationale qui se déroulait dans l’une des plus vieilles universités d’Europe, à Coïmbra au Portugal. Fondée en 1290, il y a certainement de quoi être impressionnée par la magnifique Universidade de Coimbra.

J’ai aussi eu l’immense privilège de donner une conférence dans un magnifique palais situé sur le Grand Canal à Venise, le Ca’Foscari construit au 15e siècle. Je dois toutefois vous avouer que j’ai passé plus de temps à admirer la vue depuis l’immense fenêtre qu’à écouter les autres conférenciers parler.

Et être historienne veut aussi dire qu’on couche parfois dans des hébergements plutôt inusités. C’est ce qui m’est arrivé lors d’une conférence organisée à La Flèche dans le Pays de la Loire en France. En effet, j’ai eu la chance de coucher dans un château du 15e siècle et qui, à ce qu’il parait, serait hantée (par qui? je l’ignore)!

Au final, être historienne ce n’est pas trop mal n’est-ce pas? Bon, n’allez pas croire que ces voyages sont des vacances et que la vie d’historienne est celle d’une jet-setter! En fait, je passe la majorité de mon temps dans une salle de conférence plutôt qu’à jouer à la touriste. Mais j’ai toutefois la chance de faire carrière dans un domaine que j’adore et qui me permet d’assouvir ma soif d’aventure. Alors pour moi, histoire rime bien sûr avec voyage!

Pour plus de conseils voyage, consultez notre blogue (entre2escales.com).

Photo de couverture: Le Château du Carmes à La Flèche en France. – Gracieuseté