Un sondage national suggère qu’un nombre croissant de Canadiens ont du mal à faire la différence entre une information réelle et une fausse.

Selon l’enquête commandée par la Fondation pour le journalisme canadien, 40 pour cent des répondants ont déclaré qu’ils se sentaient peu ou pas habilités à faire la différence entre une information factuelle et une fausse information partagée dans les médias. Plus de la moitié des participants au sondage en ligne ont également déclaré avoir cliqué sur un titre en présumant lire un reportage de journalisme factuel, pour découvrir finalement qu’il s’agissait d’un faux reportage au service d’une cause ou d’un produit.

Dans ce sondage, mené le mois dernier, 48 pour cent des personnes interrogées avouaient avoir du mal à faire la distinction entre le journalisme factuel et les « fake news », tandis que les doutes sur l’authenticité des reportages avaient bondi de 10 pour cent au cours de la dernière année. La Fondation pour le journalisme canadien qualifie de troublants les résultats de cette enquête, en particulier à l’approche d’élections fédérales. Le sondage a été mené en ligne sur une période de cinq jours, le mois dernier, auprès de plus de 2300 Canadiens. Les experts en recherche et en méthodologie estiment qu’il est impossible d’attribuer une marge d’erreur à un sondage réalisé en ligne, puisque la méthode d’échantillonnage est non probabiliste.